jeudi 22 octobre 2009
Morigan installe XP depuis une clef USB
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Telle devrait être ma devise, moi qui aime tellement que les choses soient simples tout en faisant toujours en sorte de les compliquer autant que possible.
Ce n’est pas sans lien avec cette habitude d’aimer chercher la petite bête si je n’ai pas produit de note depuis un bon moment : en effet, j’ai consacré une partie substantielle de mon temps ces dernières semaines à me familiariser et à refaire l’installation de mon netbook.
« Quoi ? C’est tout ? » Puis je déjà vous entendre vous esclaffer… Ah mais il y a une astuce : il s’agit d’installer Windows XP et Linux sur le même disque dur du même ordinateur, en tenant compte du fait que le netbook ne dispose pas de lecteurs CD, et que le disque dur (de type SATA avec 500 Go si vous voulez tout savoir) n’est pas supporté de manière native par Windows XP (ou en tout cas pas par la version dont je dispose, laquelle date d’avant le service pack 1) car il s’agit de matériel assez récent.
Ce n’est pas sans lien avec cette habitude d’aimer chercher la petite bête si je n’ai pas produit de note depuis un bon moment : en effet, j’ai consacré une partie substantielle de mon temps ces dernières semaines à me familiariser et à refaire l’installation de mon netbook.
« Quoi ? C’est tout ? » Puis je déjà vous entendre vous esclaffer… Ah mais il y a une astuce : il s’agit d’installer Windows XP et Linux sur le même disque dur du même ordinateur, en tenant compte du fait que le netbook ne dispose pas de lecteurs CD, et que le disque dur (de type SATA avec 500 Go si vous voulez tout savoir) n’est pas supporté de manière native par Windows XP (ou en tout cas pas par la version dont je dispose, laquelle date d’avant le service pack 1) car il s’agit de matériel assez récent.
Donc, premier problème : comment installer Windows XP depuis une clef USB ?
Première étape
Vérifier que l’on dispose d’un ordinateur en mesure de booter depuis une clef USB.
Pour cela, il faut se rendre dans le BIOS (Suppr au démarrage), ou dans le menu BOOT (F11 au démarrage) pour vérifier que l’on puisse démarrer à partir d’une clef USB. Les netbook sont de facture récente, il n’y a donc pas de souci de ce coté, mais ce n’est pas le cas de tous les ordis.
Pour cela, il faut se rendre dans le BIOS (Suppr au démarrage), ou dans le menu BOOT (F11 au démarrage) pour vérifier que l’on puisse démarrer à partir d’une clef USB. Les netbook sont de facture récente, il n’y a donc pas de souci de ce coté, mais ce n’est pas le cas de tous les ordis.
Seconde étape
Créer une clef USB bootable.
Il y a plusieurs méthodes, mais je conseille d’utiliser Win Setup From USB, qui servira encore plus tard. Il faut alors l’installer (car tout le processus nécessite d’avoir au moins un autre ordi à disposition), brancher la clef USB à rendre bootable, et la formater avec l’utilitaire via le menu « Format usb disk ». Une fenêtre s’ouvre, il faut sélectionner la version, ici « XP bootable [ntldr] » puis de cliquer sur « Prepare drive ». La clef est alors formatée, toutes les données contenues dessus sont effacées, etc…
Il y a plusieurs méthodes, mais je conseille d’utiliser Win Setup From USB, qui servira encore plus tard. Il faut alors l’installer (car tout le processus nécessite d’avoir au moins un autre ordi à disposition), brancher la clef USB à rendre bootable, et la formater avec l’utilitaire via le menu « Format usb disk ». Une fenêtre s’ouvre, il faut sélectionner la version, ici « XP bootable [ntldr] » puis de cliquer sur « Prepare drive ». La clef est alors formatée, toutes les données contenues dessus sont effacées, etc…
Troisième étape
Créer une clef d’installation de Windows.
Insérer le CD d’installation de Windows, sélectionner le dans la fenêtre principale de Win Setup From USB (le premier rectangle, faut browser), cliquer sur « refresh » au niveau de la clef, histoire de réactualiser tout ça, sélectionnez « removable » puis « GO ». Il est possible qu’il vous dise quelque chose, je sais plus quoi, mais faut juste faire OK machinalement. Si ça interrompt le transfert, faut réinstaller Win Setup From USB, puis vérifier le CD de Windows, puis recommencer.
Insérer le CD d’installation de Windows, sélectionner le dans la fenêtre principale de Win Setup From USB (le premier rectangle, faut browser), cliquer sur « refresh » au niveau de la clef, histoire de réactualiser tout ça, sélectionnez « removable » puis « GO ». Il est possible qu’il vous dise quelque chose, je sais plus quoi, mais faut juste faire OK machinalement. Si ça interrompt le transfert, faut réinstaller Win Setup From USB, puis vérifier le CD de Windows, puis recommencer.
Quatrième étape
Ajouter manuellement les drivers SATA manquant, et tout autre logiciel et patch intéressant.
La, c’est du copier coller. Il faut mettre les drivers (télécharger) dans le dossier $WIN_NT$.~BT de votre clef nouvellement reconvertie en cd d’installation de Windows. Ainsi, les driver SATA seront installés, ce qui élimine bien des tracas. Après ça, on peut copier ou on veut les drivers du matos, ça peut toujours servir de tout avoir sur un seul et même disque d’installation.
La, c’est du copier coller. Il faut mettre les drivers (télécharger) dans le dossier $WIN_NT$.~BT de votre clef nouvellement reconvertie en cd d’installation de Windows. Ainsi, les driver SATA seront installés, ce qui élimine bien des tracas. Après ça, on peut copier ou on veut les drivers du matos, ça peut toujours servir de tout avoir sur un seul et même disque d’installation.
Cinquième étape
Installation de Windows.
C’est parti pour la grande fête. Si ça plante d’emblé, c’est qu’il y a un os, et faut recommencer la procédure. L’installation se lance, il faut s’occuper des partitions. Dans mon cas, 15 Go non formatés (dédiés à linux), et le reste en NTFS formaté normalement. Il faut un peu bidouiller, et prendre son temps. Ya pas de gros risque, le pire qui puisse arriver c’est de lancer une procédure longue qui ne débouche sur rien. Ensuite, continuer l’installation. L’ordi redémarre.
Et la, à chaque coup, il annonce que « hal.dll » manque, ou un truc comme ça. Ce n’est pas un problème de fichier, mais un problème de partition (la dll est là ou elle doit être, la vérité est ailleurs). Il faut donc reprendre la clef sur l’autre ordi, et éditer le Boot.ini (situé à la racine) pour remplacer la ligne :
Si vous trouvez que je ne suis pas très clair, ya d’autres tutos sur le web, notamment celui là : http://www.mncorp.net/NewsTutoriels.php?Id=23
Par ailleurs, je parle là de clef USB, mais vous pouvez faire les mêmes manipulations avec des cartes flash, ou tout périphérique pourvu que votre machine accepte de booter dessus.
Et voilà. Aucune de ces étapes n’est très compliquée, mais elles ne s’inventent pas, et leur agencement est un chemin critique ou chaque étape est une chausse trappe prête à se refermer sur celui qui tente de mener à bien l’installation. La moindre faille oblige à tout reprendre depuis le début. L’informatique est un jeu de patience.
La prochaine fois, je parlerai de mes aventures formidables lors de la résolution du second problème : Faire cohabiter Windows et Linux sur le même disque dur.
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C’est parti pour la grande fête. Si ça plante d’emblé, c’est qu’il y a un os, et faut recommencer la procédure. L’installation se lance, il faut s’occuper des partitions. Dans mon cas, 15 Go non formatés (dédiés à linux), et le reste en NTFS formaté normalement. Il faut un peu bidouiller, et prendre son temps. Ya pas de gros risque, le pire qui puisse arriver c’est de lancer une procédure longue qui ne débouche sur rien. Ensuite, continuer l’installation. L’ordi redémarre.
Et la, à chaque coup, il annonce que « hal.dll » manque, ou un truc comme ça. Ce n’est pas un problème de fichier, mais un problème de partition (la dll est là ou elle doit être, la vérité est ailleurs). Il faut donc reprendre la clef sur l’autre ordi, et éditer le Boot.ini (situé à la racine) pour remplacer la ligne :
multi(0)disk(0)rdisk(1)partition(1)\WINDOWS="Second part of XP blabla setup from hd 0 part 1" /FASTDETECTpar :
multi(0)disk(0)rdisk(1)partition(2)\WINDOWS="Second part of XP blabla setup from hd 0 part 1" /FASTDETECTAprès ça, tout se passe pour le mieux.
Si vous trouvez que je ne suis pas très clair, ya d’autres tutos sur le web, notamment celui là : http://www.mncorp.net/NewsTutoriels.php?Id=23
Par ailleurs, je parle là de clef USB, mais vous pouvez faire les mêmes manipulations avec des cartes flash, ou tout périphérique pourvu que votre machine accepte de booter dessus.
Et voilà. Aucune de ces étapes n’est très compliquée, mais elles ne s’inventent pas, et leur agencement est un chemin critique ou chaque étape est une chausse trappe prête à se refermer sur celui qui tente de mener à bien l’installation. La moindre faille oblige à tout reprendre depuis le début. L’informatique est un jeu de patience.
La prochaine fois, je parlerai de mes aventures formidables lors de la résolution du second problème : Faire cohabiter Windows et Linux sur le même disque dur.
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samedi 26 septembre 2009
Ys, Réécriture d'une légende armoricaine
Je vous avais promis une note plus longue lorsque mon Mémoire au sujet de la ville d’Ys serait en ligne. C’est chose faite, il est téléchargeable en format Pdf. Mais peut être ne connaissez vous pas l’histoire de la ville d’Ys, dans quel cas je vais vous la conter.
Voilà, vous savez tout de ce qui a occupé mes trois dernières années. Ce travail s’achève, mais pas ma passion pour les mythes, contes et légendes de Bretagne et d’ailleurs. Car il reste dans mes cartons quelques passages coupés au montage, délaissés ou écartés pour conserver la structure du mémoire. Et si ces textes n’ont pas trouvés leur place dans mon manuscrit, il en trouveront une ici. En attendant, j’espère avoir éveillé votre curiosité pour les villes englouties.
Images : Jacques Lamontagne, Barsto, Luminais, Pascal Moguérou et Lifaen.
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Ma version en vaut une autre, vous pouvez en lire quelques autres ici ; mais souvenez vous que son histoire n’est pas figée, elle est dans le cœur de ceux qui la raconte et la transmettent. Maintenant que vous connaissez l’histoire, peut être vous demandez vous en quoi consiste mon humble travail universitaire ?Il y a bien longtemps se dressait dans la baie de Douarnenez la belle et fière cité d’Ys. Construite sous le niveau de la mer, elle narguait les flots, protégée derrière ses digues et ses écluses. Elle avait pour roi un homme juste et bon, connu pour ses conquêtes glorieuses et pour sa piété. On l’appelait Gradlon Meur. Mais si la ville était le joyau du royaume de Cornouaille, le roi chérissait plus encore sa fille unique, la princesse Dahud, aussi belle et redoutable que l’océan auquel elle se donnait chaque soir. C’est grâce à elle que la cité prospérait et embellissait chaque jour d’avantage, car elle commandait à l’océan et au petit peuple.
Mais c’est elle aussi qui, organisant des fêtes toujours plus somptueuse, détournait les habitants des églises, si bien que l’opulence pervertit bientôt la ville. Les gens devinrent méchants, arrogants et cupides à tel point que Saint Corentin, ami et conseiller du roi vint à Ys le mettre en garde contre le courroux divin. Cependant, le roi répugnait à contraindre sa fille, et les habitant n’écoutèrent pas les injonctions de l’homme d’église, aussi, les fêtes et les joutes redoublèrent.
Un beau jour arriva en ville un prince tout de rouge vêtu. Sous sa conduite, les fêtes devinrent terribles et impies, les joutes devinrent sanglantes. Il ravit le cœur de la princesse, et par ruse, s’empara des clefs des digues. Il ouvrit alors les portes de la ville à l’océan déchainé, qui submergea la cité en une nuit de fureur.
Prévenu par l’apparition de Saint Corentin, le roi sella Morvarc’h son cheval enchanté et entreprit de fuir la ville. Tandis qu’il galopait sur les flots, il entendit Dahud qui le suppliait de la sauver, mais dès qu’il la prit en coupe, Morvarc’h commença à s’enfoncer, et bientôt, l’océan menaça de les emporter. Alors, Saint Corentin apparut une fois encore, et dit à Gradlon rejeter sa fille et de la laisser subir le châtiment. Cependant, le roi ne put s’y résoudre. L’homme de Dieu, voyant cela, frappa de sa crosse d’évêque la princesse qui fut engloutie, tandis que Morvarc’h repartait au Gallop vers le rivage.
Il ne reste aujourd’hui que quelques pierres pour témoigner de l’existence de la ville d’Ys. Quelques pierres et une légende. Mais on dit que par temps clair, on peut voir les voutes et les toitures de la ville qui jadis s’élevait fièrement. On dit que parfois, par temps calme, on peut entendre les cloches de la cathédrale d’Ys sonner, car la cité dort sous l’eau, attendant d’être réveillée pour ressurgir. Quand à Dahud, on dit qu’elle s’est changée en sirène et que, parfois, les marins entendent chanter la fille de la mer.
Atlantide bretonne pour certains, Sodome armoricaine pour d’autres, ou encore réminiscences du mythe de la Bansíd, la femme de l’autre monde pour les spécialistes des mythes celtiques, la légende de la ville d’Ys a beaucoup évolué au fil des siècles, passant de main en main, chacun tentant de s’approprier la signification de la légende, tirant à soi la couverture, sans jamais véritablement recouvrir ses origines. La submersion de la cité légendaire a inspiré nombre d’œuvres, mystères hagiographiques, récits celtomanes, gwerz et contes folkloriques, ou encore des peintures et pièces de musiques. Les représentations de cette légende sont légion, et varient autant sur le fond que sur la forme.
Ces réécritures passées et à venir, ces couches successives plaçant le récit parfois au cœur de la littérature dans son sens le plus classique, ou au contraire aux frontières de cet art de l’écriture, se faisant tour à tour musique, opéra, tableau ou bande dessinée, se servent de la légende comme d’un catalyseur. Les œuvres qui en résultent sont alors des relectures de cette légende inaltérée au travers de la voix d’un auteur et du tempérament d’une époque ; elles mettent en scène, sous couvert de raconter une légende ancienne, les problématiques contemporaines de la société. Tel auteur y a vu un hymne à la religion et à la nation bretonne, tel autre y voit un moyen de mettre en scène la condition de la femme dans une société androcratique ou encore celle du peuple face au puissant. Le manuscrit devient, par le jeu de son intertextualité et des procédés hypertextuels qui le construisent, une œuvre littéraire à part entière et celui qui le crée, en se gorgeant à la fois de la richesse des hypotextes et de son propre mythe personnel, donne naissance à une nouvelle version. Par ce double acte de création et de transmission, d’écrivant l’auteur devient écrivain, à la fois scripteur et orateur.***
Voilà, vous savez tout de ce qui a occupé mes trois dernières années. Ce travail s’achève, mais pas ma passion pour les mythes, contes et légendes de Bretagne et d’ailleurs. Car il reste dans mes cartons quelques passages coupés au montage, délaissés ou écartés pour conserver la structure du mémoire. Et si ces textes n’ont pas trouvés leur place dans mon manuscrit, il en trouveront une ici. En attendant, j’espère avoir éveillé votre curiosité pour les villes englouties.
Images : Jacques Lamontagne, Barsto, Luminais, Pascal Moguérou et Lifaen.
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mardi 22 septembre 2009
Soutenance effectuée
Et voilà, j’ai passé ma soutenance avec succès. Mon Mémoire semble avoir été apprécié, puisque l’on m’a décerné un 16, note que je n’aurais jamais pensé atteindre. La soutenance s’est bien passée, et malgré quelques réserves sur quelques points, j’ai reçu un accueil assez favorable. Je n’ai pas été paralysé par des questions pièges, pas plus que par le stress, donc c’est tout bon. Il ne me reste plus qu’à attendre le papier de la fac attestant de ma réussite au Master II.
Je ferais une note plus étendue quand j’aurais mis mon mémoire en ligne, et je terminerai à l’occasion un chapitre que j’ai écarté de la version finale, mais que je voudrais néanmoins finaliser. En attendant, je vais profiter du plaisir d’avoir terminé un travail important pour moi, et jen profite pour remercier tous ceux qui y ont pris part.
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Je ferais une note plus étendue quand j’aurais mis mon mémoire en ligne, et je terminerai à l’occasion un chapitre que j’ai écarté de la version finale, mais que je voudrais néanmoins finaliser. En attendant, je vais profiter du plaisir d’avoir terminé un travail important pour moi, et jen profite pour remercier tous ceux qui y ont pris part.
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lundi 21 septembre 2009
Stress
Je soutiens demain mon Mémoire de Master II, alors autant vous dire que je suis dans un état de stress toujours plus avancé au fil des minutes qui passent. Oui, je me suis préparé. Oui, tout devrait bien se passer. Oui, s’il y avait un problème, mon directeur m’en aurait sans doute fait part. Et oui, la plupart de ceux qui ont lu mon travail l’ont trouvé intéressant. Il n’en reste pas moins que cette soutenance va clore sept années passées dans l’UFR des lettres. Ce n’est pas rien, donc cela m’affecte.
Image : vidi
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