Affichage des articles dont le libellé est Cine movies. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cine movies. Afficher tous les articles

samedi 24 juillet 2010

Predators

Je ne suis pas un fan inconditionnel des Predator, ayant toujours préféré la saga Alien. Mais le lien entre les deux et mon addiction à la SF fait que j’ai quand même vu chaque film de la série. C’est donc tout naturellement que je suis allé voir Predator 3, nommé Predators, un film divertissant qui fait suite aux précédents opus.

Petit retour sur la Saga.


Predator (1987) était et reste, même s’il a pris un coup de vieux, un grand film dans son genre. Un ennemi puissant et invisible, chassant sans autre but que le plaisir de la traque. Face à lui, des humains entrainés au combat qui devront faire jouer leur instinct de survie pour s’en sortir.

Predator 2 (1990), moins bon que le premier, plaçait la traque dans un contexte citadin. Dans cet épisode, on en apprend plus sur le comportement des Yautjas (le petit nom de ces sympathiques extraterrestres), notamment leur désintérêt pour les proies sans défense qui ne représentant pas une menace ou un défi. C’est aussi à cette occasion que l’on constate qu’ils chassent le Xenomorphe (les fameux Aliens).

***

Passage dans le monde du Jeu Vidéo


Alien versus Predator (1999) réunit les Xenomorphes (Aliens), les Yautjas (Predator) et des marines humains dans un FPS parfois peu maniable mais à l’ambiance réussie. Chaque race dispose de sa propre campagne solo et de son propre gameplay, ce qui en fait un jeu relativement réussi.


Alien Versus Predator 2 (2001) reprend la même recette que son prédécesseur qu’il surpasse de loin. On a véritablement l’impression que trois jeux sont réunis, tant les races offrent des expériences différentes. Les graphismes étaient réussis pour l’époque, et le jeu ne souffrait d’aucun ralentissement. Bref, un très bon jeu.

***

Retour au cinoche


Alien vs Predator (2003) était un pur divertissement. Adaptation du jeu éponyme, lui-même issu de la collision réussie des sagas Alien et Predator, j’ai trouvé ce film parfaitement réussi. Il n’est certes pas très subtil, mais il est efficace. J’y reviendrais peut-être ultérieurement.


Alien vs Predator Requiem (2008) est en revanche une vrais catastrophe cinématographique, dont la visualisation m’a ennuyé alors même que ma tolérance aux nanars est grande. J’en ai d’ailleurs parlé dans un article sur les adaptations.


***


Predators


Je ne peux pas parler des comics et livres créés autour de ce thème, je ne les ai pas lus. Venons en donc maintenant au petit dernier.
Synopsis : Royce, un mercenaire, se retrouve obligé de mener un groupe de combattants d’élite sur une planète étrangère. Ils vont vite comprendre qu’ils ont été rassemblés pour servir de gibier. A une exception près, tous sont des tueurs implacables – des mercenaires, des yakuzas, des condamnés, des membres d’escadrons de la mort ; des « prédateurs » humains qui sont à présent systématiquement traqués et éliminés par une nouvelle génération de Predators extraterrestres. Voici l’affrontement sans pitié de tueurs absolus…

Allociné

Globalement, le film tourne bien, et on a exactement ce qu’on était venu chercher : de l’action, des Predators et une traque. Les effets visuels sont bons et sont à leur place sans dominer l’écran. La photographie rappelle celle du premier opus, le cadre étant le même, à savoir une jungle. Le casting est relativement bon, et Adrien Brody, qui hérite de la lourde tâche de remplacer Arnold Schwarzenegger dans le rôle principal parvient à camper un mercenaire convainquant.

Néanmoins, si le film tente de laisser le spectateur dans une certaine incertitude comme le premier de la saga le faisait, il réussi surtout à nous laisser sur notre faim. On souhaiterait en savoir plus sur les conditions de leur arrivée sur cette planète, sur les différentes castes et clans de Yautjas auxquels ils ont affaire.

Bref, dans ce troisième opus, on aimerait en savoir plus. Ah, et puis le truc qui casse tout à la fin (pas de spoiler, je le jure) une fois la dernière image du film passée, on a le droit à une musique qui… n’est franchement n’est pas à sa place.

En définitif, Predators est un aimable divertissement, sympathique mais pas inoubliable. Je pense me revoir les anciens pour me faire une idée définitive, mais je lui préfère Alien vs Predator… sans doute à cause des Aliens d’ailleurs. Mais ceci est une autre histoire.
__________

samedi 3 avril 2010

Sherlock Holmes

Je suis, vous le savez, loin d’être un cinéphile averti. Les films dits sérieux m’ennuient souvent autant que la littérature peut ennuyer un lecteur non averti. Je le sais et je ne le nie pas. Du coup, quand on me dit que Sherlock Holmes n’est pas particulièrement un bon film, (n'est-ce pas Olga ?) je le crois volontiers. Ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier ma séance de cinéma.

Sherlock Holmes AfficheSynopsis : Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes... Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l'observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable...

Mais une menace sans précédent plane aujourd'hui sur Londres - et c'est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l'ennui et la mélancolie.

Après qu'une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l'approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu'il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.

La panique s'empare de la ville après l'apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes...
Allociné

Tout d’abord, je précise que je n’ai jamais lu le moindre livre de Sherlock Holmes, c’est donc sans préjugés ni connaissance du personnage que je me suis rendu voir plus le duo Robert Dawney Jr. - Jude Law que le film mettant en scène le fameux détective. Le film est très hollywoodiens à n’en pas douter : des explosions, des combats chorégraphiés, beaucoup d’action et juste un zeste de réflexion. Mais le résultat est très divertissant, Robert Dawney Jr. saupoudre le film d’un léger humour sarcastique, bref ce n’est encore une fois pas le film de l’année, mais j’ai aimé ce film et ne regrette pas d’avoir payé ma place. C’est bien là l’essentiel n’est-ce pas ?
____________________

samedi 9 janvier 2010

Solomon Kane

Solomon Kane
Je suis allé voir Solomon Kane jeudi dernier, avec en mémoire un certain nombre des critiques que l’on peut lire sur Allociné. Alors, bon ou pas bon ? Les circonstances jouent en la faveur du film, mais objectivement je pense pouvoir dire que c’est un film sympa.

Evidement, on est dans du film spectacle, alors si vous n’aimez pas voir du sang voler, ni les situations stéréotypées, ni le manichéisme, passez votre chemin, ya pleins de films prise de tête à l’affiche.

Par contre, si vous n’avez rien contre un film d’action médiéval typé fantastique et que vous n’avez rien à regarder, et bah allez voir ce film.

Dans un XVIe siècle ravagé par les guerres, le capitaine Solomon Kane est une redoutable machine à tuer, aussi brutale qu'efficace. Armé des pistolets qui font sa marque, de sa dague et de sa rapière, lui et ses hommes laissent libre cours à leur soif de sang alors qu'ils combattent au nom de l'Angleterre d'un continent à l'autre. Pourtant, lorsque Kane décide d'attaquer une mystérieuse forteresse quelque part en Afrique du Nord, sa mission va prendre un tournant fatal... Un par un, ses hommes sont décimés par des créatures démoniaques, jusqu'à ce qu'il reste seul face à l'envoyé du diable, venu des profondeurs de l'Enfer pour s'emparer de son âme atrocement corrompue. Kane parvient à s'échapper, mais il sait qu'il doit maintenant se racheter en renonçant à la violence et en se consacrant désormais à une vie de paix et de pureté. Sa nouvelle spiritualité ne tarde pas à être mise à l'épreuve lorsqu'il revient dans une Angleterre dévastée par des hommes diaboliques à la solde d'un être masqué terrifiant, l'Overlord...
Allociné

Il est t'il pas meugnon avec son masque ?

Plus Plus :

Divertissant avec des tableaux plutôt sympathiques, la narration est simple mais efficace. La relation avec Conan est manifeste lors des scènes de combat, souvent brutales et sauvages, ce qui me réjouit fort les pupilles. Le film est saupoudré de quelques effets spéciaux de bonne facture et qui servent parfaitement le film (contrairement à certains divertissements ou les effets spéciaux sont une fin en soi) sans jamais en faire trop.

Les Moins :

L’intrigue est simple, parfois un peu trop, on aurait souhaité en voir plus sur la vie du personnage principal. Quand aux personnages en général, ils sont tous stéréotypés comme l’est le scénario, ce qui laisse peu de place à la surprise. Mais ce n’est guère le but du film je vous l’accorde. Enfin, pour ceux qui n’aiment pas le manichéisme primaire, ce film va vous donner des boutons. Tout est noir, ou blanc. Même (voir surtout) Kane, qui passe du noir au blanc avec une rapidité déconcertante.

***

Voilà ne cherchez pas en Solomon Kane le film de l’année, mais pour ceux qui aiment ce type de film, sachez que l’on tiens là un bon divertissement, bien supérieur à certains films pourtant présentés comme des must. J’y ai trouvé mon compte, après vous de voir.

____________________

lundi 16 novembre 2009

Millenium, le film

Adapter un livre n’est jamais chose aisée, et adapter un best-seller est d’autant plus ardu que les attentes et les espoirs qui y sont placés sont importants. Ayant adoré la trilogie de Stieg Larson, mes exigences envers la version cinématographique de Niels Arden Oplev étaient élevées, et je dois dire que je n’ai pas été déçu par ce film une seule seconde.

Millenium le filmSynopsis : Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur une disparition non élucidée, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets.

Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...

Allociné

Le choix des acteurs tout d’abord est toujours un point délicat. Lorsqu’on lit, on se fait une image des protagonistes, même moi qui ne suis absolument pas physionomiste. Alors il est vrai que les personnages de Michael Blomkvist ou d’Erika Berger peuvent dérouter, mais cette impression disparait très vite, et par ailleurs, Noomi Rapace campe une Lisbeth Salander si convaincante que l’on plonge totalement dans le film.

Le choix du choix ensuite, car on ne peut reproduire en 2h30 l’intégralité d’un roman aussi complet que Millénium. Et bien ici, ça passe tout seul, les quelques ellipses et passages éclipsés sont astucieusement retirés sans enlever quoi que se soit à l’intrigue. Une aventure omise par ci, une investigation suggérée plutôt que montrée par là, et le tour est joué.


L’ambiance et l’intrigue sont eux aussi au rendez vous, on suit le film comme le roman, chapitre par chapitre, et chaque étapes clef trouve sa place. Bien entendu, ayant lu le livre, je n’ai pas eu le droit au suspens, mais même en sachant ce qui allait se passer, je n’en ai pas moins suivi l’action avec fébrilité.



J’ai pu lire dans les commentaires de nombreux spectateurs un certain rejet face aux scènes de violences et de viol. Pour ce qui est des scènes de violences, elles sont reproduites sans surenchère d’aucune sorte, ce qui leur donne un aspect de réalisme effrayant mais parfaitement approprié. Quand aux scènes de viol, le film nous en épargne beaucoup et suggère pour l’essentiel. Le message passe encore une fois sans en rajouter, mais le film ne pouvait décemment couper un évènement certes révoltant, mais dont le thème se trouve au cœur de la trilogie.

***

Bref, un bon film et une très bonne adaptation (et non l’inverse cependant) que je conseille vivement à ceux qui auraient la flemme de lire le livre. Mais je vous préviens : à la fin de ce film, on n’espère qu’une chose, c’est de voir la suite. Mais oh ? Que vois-je ?


____________________

mercredi 6 mai 2009

X Men Origins : Wolverine

Wolverine
Lorsque je vois que la presse descend un film, j’ai toujours une certaine crainte en me rendant au cinéma. C’est le cas de X-Men Origins : Wolverine, au sujet duquel les critiques n’ont pas été tendres. Alors, à tort ou à raison.
Comment un héros naît-il ? Quelles épreuves doit-il traverser ? Quel mystère entoure ses origines ? Le film Wolverine nous fait découvrir les origines du plus rebelle des héros Marvel et son histoire avant les événements de la Trilogie X-Men. Hugh Jackman reprend son rôle fétiche de héros au pouvoir de régénération, convoité par l'armée, et impitoyable jusqu'au bout des griffes.
Et bien tout d’abord, il me faut admettre que question fond, on est peu servi, et le film aurait pu donner beaucoup plus aux fans. Certains passages, tel que l’opération subie par Wolverine (réduite au strict minimum) ou la rencontre avec Gambit (dont les réactions parfois décousues peuvent étonner) auraient mérités d’être bien plus développés, et bien d’autres passages sont bradés au profit de scènes d’actions. Sur un autre plan, on peut regretter les libertés prisent avec les comics d’alors (même si moi je m’en rends pas vraiment compte, ne les ayant pas lus) mais surtout avec les autres films.

Cela dit, rendons à César ce qui est a César, on n’a guère le temps de s’ennuyer dans ce film, les scènes s’enchainent de manière très fluide, l’action est spectaculaire, les duels époustouflants, et c’est avec beaucoup de plaisir qu’on retrouve Wolverine et ses autres camarades mutants. Car finalement, si on va voir ce film, c’est pour en prendre plein les mirettes, et c’est exactement ce a quoi on a droit.

En définitif, X-Men Origins : Wolverine n’est ni plus ni moins qu’un pur divertissement, bien en dessous des trois autres films, mais qui mérite néanmoins d’être vu, ne serait-ce que pour les 15 premières minutes (mention spéciale au générique du début) ainsi que les 15 dernières.
____________________

samedi 14 mars 2009

Saga Freddy Krueger

Je n'aime pas beaucoup les films réalistes. J'ai tendance a penser qu'on vit assez dans le réel pour ne pas en plus avoir à se le coltiner pendant les heures de loisir. Du coup, je préfère les films fantastiques aux films réalistes, et dans le même genre de comparatif, je préfère la Saga Freddy Krueger aux autres slasher car cette série verse dans une veine bien plus fantastique. Cauchemar sur Elm Street me plais d’avantage que les autres série car son concept me plais : c’est par le biais des cauchemars et des peurs que Freddy tue. Par ailleurs, la série trouble aussi les limites des genres, à la fois slasher movies, film de fantôme et de maison hantée d’une certaine manière.

Les Griffes de la nuit

Nancy est une jeune adolescente qui fait régulièrement des cauchemars sur un homme au visage brûlé, avec un vieux pull déchiré et cinq lames tranchantes à la place des doigts. Elle constate d'ailleurs que parmi ses amis, elle n'est pas la seule à faire ces mauvais rêves. Mais bientôt, l'un d'entre eux est sauvagement assassiné pendant son sommeil.
C'est ainsi que le groupe fait la connaissance de l'ignoble Freddy Krueger, qui se sert des cauchemars pour assassiner les gens qui rêvent de lui. Nancy comprend qu'elle n'a plus qu'une seule solution : si elle veut rester en vie, elle doit rester éveillé...
Allociné
Ce premier épisode bien qu'ayant vieilli reste sans doute le meilleur de la série. L'ambiance est bien travaillée, Freddy a une présence inégalée, la photographie est excellente, bref, bon film.

Freddy 2 : La Revanche de Freddy

Deuxième volet rime parfois avec navet. C'est la cas ici, car s'il y a de bonnes idées, comme la possession, le massacre de masse et l'es visions infernales, le charisme d'huitre des personnages principaux rend le film complètement plat. Le jeu ne convainc pas, l'ambiance n'est pas en rendez vous, bref en dépit d'un Freddy aussi cynique que d'habitude, on s'ennuie ferme.

Freddy 3, les griffes du cauchemar

Sympathique, moins bien que le premier, mais ambiance sympa. Les meurtres perpétrés par Freddy sont toujours aussi imaginatifs, et si l'on peut sourire dans les scènes finales quand les pensionnaires de l'hôpital psychiatriques prennent le contrôle de leurs rêves pour gagner quelques aptitudes surprenantes, le film n'en est pas moins assez réussi.

Freddy 4 : Le Cauchemar de Freddy

Celui là, je n'ai pas accroché. Déjà, ya eu un changement d'actrice pour l'un des rôles, et ça, d'une manière générale, j'ai tendance à penser que ça vaut la peine de mort. L'affrontement final est sympa, mais c'est la seule scène qui vaut le coup.

Freddy 5 : l'enfant du cauchemar

Moins mauvais que le précédent, joli travail graphique, mais l'ambiance reste trop soft.

La Fin de Freddy, l'ultime cauchemar

Plus amusant qu'autre chose, les répliques de Freddy sont toujours teinté du même humour noir sadique, mais ce film n'est qu'un divertissement bien plat. Et puis j'accroche pas trop avec cet histoire d'esprits du cauchemard.

Freddy sort de la nuit

Etonament réussi pour un septième épisode, Wes Craven reviens pour clore lui même la saga dont il avait posé la première pierre. Si l'ambiance est stressante comme il faut, il manque néanmoins un peu de piquant, avec trop peu de victimes à mon goût. Par contre Le film n'est pas avare en scène spectaculaires comme on les aimes, et Freddy, toujours interprété par Robert Englund est joyeusement de retour, pourchassant l'actrice ayant joué le rôle de Nancy.

***

Freddy contre Jason

Avec un nom pareil, on pouvait légitimement s'attendre au pire. D'abord parce que la série Vendredi 13 compte son lot de navet, ensuite parce que fusionner deux saga est un procédé a priori très artificiel.
Voilà bien longtemps que Freddy ne hante plus les nuits des jeunes de Elm Street. Les drogues secrètement administrées aux adolescents par leurs parents empêchent tous les cauchemars et le condamnent à l'impuissance. Pourtant, non loin de là, l'instrument de sa vengeance attend...
Jason, le tueur maniaque enterré, n'est pas tout à fait mort. Freddy le sait et décide de pénétrer son esprit. Il va faire de lui le bras armé de son terrifiant retour. Bientôt, Elm Street redevient un enfer. La jeune Lori Campbell et ses amis voient les morts violentes se multiplier autour d'eux. Entre Freddy et Jason, c'est à celui qui saisira ses victimes le plus rapidement. Très vite, ils deviennent concurrents. L'affrontement est inévitable. Lequel des deux monstres triomphera ? Nul ne le sait. Une chose est certaine : si certains survivent à ce choc, ils n'oublieront jamais..
Allociné
Et bien croyez le ou pas, mais ce film est très bien en fait. L'intrigue tient la route au moins autant que ceux des autres épisodes, les univers des deux monstres sont très bien reproduit et interagissent sans aucun problème. La musique est bonne, l'ambiance aussi, et si les caucherards générés par Freddy auraient pu être plus spectaculaires et plus glauques, ils n'en sont pas moins réussis. Bref, on bon slasher qui ne nous laisse pas une minute pour nous ennuyer.

***


Voilà, j'en ai fini avec les slasher à l'ancienne mode. En définitif, mes conseils sur ces trois série sont
Vendredi 13 : regardez Jason X pour le divertissement et la version 2009 de Vendredi 13, oubliez tous les autres
Halloween : Le premier et son remake suffisent, mais sinon, ils sont tous regardable à l'exception du 3.
Freddy Krueger : le premier est une perle, le troisième se regarde, le sixième clos le cycle, et Freddy contre Jason est divertissant. Les autres peuvent être laissés de côté.
____________________

vendredi 13 mars 2009

Vendredi 13

Dans mon dernier post, j’évoquais le genre cinématographique fleuri du Slasher, un genre qui tire largement ces règles du film Black Christmas : importance de la vue subjective du tueur, jeunes gens massacrés de diverses manières, bref, toutes sortes de cadres que l’on retrouve dans toute sa postérité.
Des jeunes femmes faisant parties d'une confrérie universitaire passent les vacances de Noël ensemble. Le groupe reçoit d'étranges appels téléphoniques, les jeunes femmes, qui semblent au départ s'en amuser, ne se doutent pas une seconde que les appels sont passés de l'intérieur de la maison...
Allociné
Black Christmas, bien que daté, reste très regardable. Je sais par ailleurs qu’un remake a été fait, mais lui je ne l’ai pas vu. Mais en tout état de cause, même le remake ne risque pas d’être aussi mauvais que la série Vendredi 13.

Vendredi 13

Vendredi 13
Certainement la série de slasher la plus mauvaise que je connaisse pour le moment, Vendredi 13, avec son célèbre Jason Voorhees, le tueur au masque de hockey. Là, on a le droit à un mélange de mise en scène déplorable, de scénario affligeant et répetitifs à outrance, le tout saupoudré d’un nombre indécent de clichés. Je vais faire court et lapidaire. Si vous voulez plus de détail, cette page donne un bon apperçu.

Déroulement type d'un Vendredi 13 :
  • Logo paramounth, résumé des épisodes précédents dont généralement la quasi totalité de la scène finale de l'épisode précédent, titre, puis générique blanc sur fond noir sans intérêt.
  • Le film commence, tissu de banalités généralement un peu trop long et plein de clichés et autres personnages caricaturaux, dont toute sortes d'adolescents plus ou moins débiles aux mœurs légères.
  • La nuit vient, c'est la pleine lune et une tempête s'annonce. Une fois les meurtres commencés, inutile de fuir. Les voitures ? N’y pensez même pas, aucune ne fonctionne.
  • Enfin, scène finale commençant par une course poursuite quelconque, l'immobilisation de Jason, et une scène bizarre n'ayant généralement lieu que dans la tête du dernier survivant (ils sont rarement plusieurs).

Vendredi 13

Quelle épreuve... long, chiant, ce film génère autant d'adrénaline qu'un épisode moyen de Derrick, avec une quantité équivalente de sang. Et puis ya pas Jason dans ce film, enfin si, il est évoqué, mais sous le nom de Jacky (!!!) et n'apparait que dans une scène sans doute rêvée par l'héroïne à la fin du film.

Vendredi 13 II : Le Tueur du vendredi

Dans la continuité du premier, guère mieux (c’est à dire nul, nul et re nul), mais cette fois ci, on à Jason, muni de son nom (dans le premier épisode, il est nommé Jacky…)

Vendredi 13 III : Meurtres En 3 Dimensions

Pour la première fois Jason tel qu'on se l'imagine habituellement, avec son masque et sa machette. Le film est un peu moins mauvais que son prédécesseur, mais ça reste daubesque. Quand au titre, je ne sais pas d’où ils ont sorti ça, mais faut arrêter les croquettes. Ils doivent l'avoir tiré au sort, ou trouvé sur un magazine, je sais pas... ça devait faire bien de mettre "3d" dans le titre.

Vendredi 13 IV : Chapitre final

Ça progresse. Le début, en dépit des longueurs ne manque pas de piquant, jusqu'au moment ou ça redevient du copié collé des trois précédents, sans une once de variation. Et puis chapitre final mon œil…

Vendredi 13 V : Une Nouvelle terreur

On bifurque pour parler de Tommy, protagoniste survivant de l’épisode précédent et de sa folie. Film chiant, et où Jason ne figure même pas, sinon dans les cauchemards de Tommy et dans les fantasmes d'un meurtrier qui rôde.

Vendredi 13 VI : Jason le mort-vivant

Premier chapitre sympa à regarder, largement au dessus de ses prédécesseurs. Tommy (encore lui) semble avoir troqué sa folie contre l'obsession d'en finir une fois pour toute avec le tueur de Crystal Lake. Action, humour, litres d'hémoglobines, scènes spectaculaires, enfin un bon film dans la série.

Vendredi 13 VII : Un Nouveau défi

Le niveau baisse un peu par rapport au précédent, et on nous reverse pas mal de clichés. Divertissant, et faisant cette fois ci appel aux pouvoirs psi... oui, bon...

Vendredi 13 VIII : L'Ultime retour

Après deux épisodes potables, on retombe dans la médiocrité. L'action principale se passe dans un bateau, et se termine à New York.

Vendredi 13 IX : Jason en Enfer

Produit par New Line, dans celui ci, Jason se la joue Nomad Soul, changeant de corps à de nombreuses occasions. Pas mal d'action avec un peu de magie noire et pas mal d'hémoglobine, il est distrayant à défaut d'être intéressant. Il annonce Freddy contre Jason dont je parlerai ulterieurement.

Jason X

Pur divertissement d'une débilité profonde, pas déplaisant à regarder, c'est juste très con. L'action est transposée dans l'espace et dans un futur ou notre planète n'est plus qu'un astre mort. Mais ce n'est pas ça qui va arrêter Jason, ni nous priver des clichés habituels

***

Vendredi 13

Vendredi 13

Seul bon film de la série, il porte le même nom que le premier de la saga, mais faute de bon film dont faire le remake, il s’offre le luxe de rénover un peu l’image de Jason en utilisant les éléments de la série avec efficacité.
Clay part à la recherche de sa sœur disparue dans les bois aux alentours du sinistre et légendaire Crystal Lake, quand il découvre soudain, au milieu d'arbres couverts de mousse, les restes de vieilles cabanes abandonnées. Mais quelque chose de bien plus terrible se cache dans les bois.
En dépit des conseils et des avertissements de la police et des gens du coin, Clay décide de poursuivre ses recherches. Aidé d'une jeune femme qu'il rencontre parmi un groupe de lucéens venus passer un week-end fort en sensations, ils vont vite réaliser qu'ils risquent de trouver bien plus que ce qu'ils ne cherchent.
Ils ignorent qu'ils viennent d'entrer dans le domaine d'une des figures les plus terrifiantes de l'histoire du cinéma américain, l'infâme tueur qui hante Crystal Lake armé d'une machette aussi effilée qu'un rasoir... Jason Voorhees.
Toutlecine.com
D'une certaine manière, ce film est le remake de la fusion des trois premiers épisodes, le tout réactualisé pour coller avec le monde de 2009. Beaucoup d'action, Jason nous apparait sous ses trois formes : sans masque, avec un sac de jute, sur la tête et enfin muni de son célèbre masque de Hockey. Par ailleurs, s'il conserve sa puissance brute, le film joue plus sur quelques éléments qui transparaissaient dans les premiers chapitres de la saga, à savoir l'instinct territorial du tueur. Plaisant à voir, c'est clairement le meilleur épisode de la série des Vendredi 13, et si vous ne voulez en voir qu'un, regardez celui ci.

***

C'est fini pour cette fois. Dans le prochain post, je vous parlerai de la saga Freddy Krueger, ainsi que de Freddy contre Jason, un film dont le nom semble suggerer un navet mais qui se révèle en fait être un bon slasher, certes pas filppant pour deux sous, mais très divertissant.
____________________

dimanche 8 mars 2009

slasher movies

Il est un genre dans les films horrorifiques que j’avais jusque là un peu boudé, il s’agit des slasher movies. Evincé pour diverses raisons, dont la principale est que je n’ai pas suivi la vague « Scream » en 1996, j’ai néanmoins décidé de remédier à cette lacune, et me suis donc lancé à l’assaut de quelques uns des titres les plus connus, à savoir Halloween, Vendredi 13, et la saga de Freddy Krueger.

Mais tout d’abord, qu’est ce qu’un slasher ? Et bien un film d’horreur centré autour d’un meurtrier qui élimine un à un de manière plus ou moins sanglante. Slasher vient du verbe to slash qui signifie taillader, ça dit bien ce que ça veut dire. Mais il y a encore un paramètre important avec les trois série dont je vais parler, c’est que la mort du tueur quand elle survient n’est jamais définitive, bien au contraire.

Halloween

Masque livide et grand couteau, tels sont les marques Michael Myers, le tueur de la nuit d’halloween. Intuable, impitoyable et jamais pressé, il a durablement marqué le genre.

Halloween, La Nuit des masques

La nuit d'Halloween 1963. Le jeune Michael Myers se précipite dans la chambre de sa soeur aînée et la poignarde sauvagement. Après son geste, Michael se mure dans le silence et est interné dans un asile psychiatrique. Quinze ans plus tard, il s'échappe de l'hôpital et retourne sur les lieux de son crime. Il s'en prend alors aux adolescents de la ville.
Premier de la série, il pose le genre et ces règles. Même si son déroulement est trop lent pour le spectateur de 2009 qui lui préferera sans doute son remake par Rob Zombie, Halloween, La Nuit des masques reste un grand nom du film d’horreur. Il n’a d’ailleurs pas si mal vieilli que ça en dépit des longueurs qui sont la marque des vieux films semble t’il.

Halloween 2

Dépourvu de caractère propre, ce film est dans l’exacte continuité du premier avec lequel il forme un diptyque. Il n’apporte rien de nouveau, mais n’est pas mauvais, juste un peu plat.

Halloween 3

Ce film est une blague. Ce film est tellement mauvais et tellement chiant que je n'ai pas pu le regarder en entier. Si on faisait un top 10 des plus mauvais films, celui ci n’arriverait même pas premier, car il est si mauvais qu’on ne veut le nominer nulle part. Il y a des limites à ce que je peux supporter, et Halloween 3 va bien au delà de ces limites. D’ailleurs, ce n’est même pas un slasher, et ya pas Michael Myers dedans, ni aucun des protagonistes ou lieux de la série, bref pour tout dire, cet Halloween n’en est pas un.

Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers

Ah, le retour de Michael Myers, et à un bon petit film d’horreur, avec meurtres, massacres, et tout ce qu’il faut. On revient à la ligne scénaristique de base, faisant comme si le troisième n’avait pas existé.

Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers

Suite du quatrième, Le film est gâché par les dindes stupides dont on à hâte qu'elles se fasses saigner, ce qui tarde un peu trop, mais après, ça va mieux, la fin du film reviens dans la moyenne.

Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers

Bon film, mais là on s'éloigne du slasher pour passer à la case "thriller fantastique d'épouvante"

Halloween 20 ans après

Retour au slasher, même s'il ya (beaucoup) trop de survivants, il est moins bon que les autres pour cette raison.

Halloween : Resurrection

Loft story version halloween ... je dois admettre qu’au début, on pense que la mayonnaise ne prendra pas… et pourtant, ça marche, on finit par apprécier le spectacle avec délectation.

Halloween

Remake du premier par Rob Zombie, ce film à un coté Devil's Reject au début (par Rob Zombie également, et avec le même directeur de la photographie de surcroit, Phil Parmet, ça explique bien des choses) ce qui, à mon avis, n’est pas une excellente chose, puis l'hyper violence prend le pas dès le prologue terminé, se poursuivant en crescendo jusqu''à la fin. Ce n’est pas un mauvais film, mais l’ultra violence finit par occulter totalement le contexte halloween pour en faire juste une grosse boucherie, réussie certes, mais guère élaborée. De nombreux clin d’œil au film originel sont décelable en de nombreuses occasions, ce qui fait toujours plaisir, mais en définitif, je crois bien que je préfère l’original à la copie.


***

En définitif, un série sympa à regarder (à l'exception du troisième épisode à éviter absolument), et a ne pas louper pour les amateurs de films d'épouvante. Voilà, ça sera tout pour cette fois. Rendez vous la prochaine fois avec Vendredi 13, dont chaque épisode est une véritable caricature.
____________________

vendredi 13 février 2009

Maisons hantées

Il serait de meilleur gout (si l’on peut dire) en ce vendredi 13 de parler de … Vendredi 13 et de son célèbre tueur en série tant qu’a parler films d’horreur, mais n’en ayant pour le moment vu aucun de la série, je vais faire suite à mon post sur les films de monstres, avec cette fois ci, les films de maisons hantées. Et en la matière, j’en ai vu quelques bon et quelques moins bon ces derniers temps (enfin tout est relatif vu que je les ai regardé au même moment que l’autre série, donc vers octobre 2008, mais bon) que je m’en vais vous commenter.

***

Abandonnée

Marie, productrice de cinéma américaine, retourne dans son pays natal, la Russie, où le cadavre de sa mère a été retrouvé dans des circonstances étranges. Elle ne l'a jamais connue, ayant été adoptée et emmenée aux Etats-Unis à la naissance. Le seul indice dont elle dispose est une ferme isolée, abandonnée dans les montagnes, qui appartenait à ses parents naturels.
Marie hérite du lieu, mais personne ne veut l'y conduire, car une superstition locale prétend que l'endroit est damné. Un seul homme est prêt à s'embarquer pour un voyage aussi long et dangereux. Un inconnu qui, étrangement, semble en savoir beaucoup sur son histoire...
Une fois sur place, le mystérieux guide disparaît, obligeant Marie à explorer seule le site abandonné. Elle y découvre un homme appelé Nikolaï, qui prétend avoir été attiré ici exactement de la même manière...
Isolés, loin de tout dans une maison étrange ou on eu lieu des évènements troublants, on nage en pleins clichés n’est-ce pas ? Et pourtant, on se laisse vite couler dans ce film très sombre du début à la fin. Entre le rythme souvent indolent, et une sensation de glauque ambiant, jusqu’au traitement très particulier du temps, Nacho Cerda parvient tout en conservant les éléments les plus classiques du genre à signer un bon film d’épouvante à l’espagnole.

***

Amityville

La nuit du 13 novembre 1974, le commissariat du Comté de Suffolk reçut un appel affolé,
en provenance de la communauté d'Amityville. Un spectacle d'horreur attendait les policiers dans la résidence du 112 Ocean avenue : six membres d'une même famille avaient été massacrés dans leur lit, à coups de fusil. L'auteur du crime, Ronald DeFeo Jr., passa rapidement aux aveux. Il déclara avoir tué son père, sa mère et ses quatre frères et sœurs après avoir entendu des "voix" émanant des profondeurs de la maison, qui l'auraient envoûté et obligé à commettre un carnage.
Un an plus tard, George et Kathy Lutz emménagent avec leurs trois enfants dans la maison d'Amityville, convaincus d'avoir trouvé la résidence de leurs rêves. Mais des événements bizarres et inexplicables - des voix, des visions cauchemardesques, une obscure
et maléfique présence - ne tardent pas à troubler leur quotidien...
Tout d’abord, je signale que j’ai visionné le remake réalisé par Andrew Douglas du film d'épouvante Amityville, la maison du diable, de Stuart Rosenberg (1979), remake recentré sur le livre de Jay Anson lequel est basé sur des faits divers ayant réellement eu lieu. Moins subtil, plus américain, ce film laisse moins de place à l’imagination, recourant plutôt à divers effets de mise en scène assez réussis, mais qui rendent en définitif le film assez plat. Pas mauvais ni bon, juste divertissant et esthétiquement sympathique.

***

Darkness

Il y a quelque chose dans cette maison, quelque chose d'ancien et de sombre qui demeure caché, immobile et silencieux. L'obscurité est son univers. ELLE ne se déplace que quand il fait noir. ELLE en tire même son nom. ELLE vit là depuis quarante ans, dans cette maison au passé terrible, écrin d'un acte odieux, d'une barbarie épouvantable : sept enfants, des gens sans visages, un rituel bien rodé, et du sang, beaucoup de sang...
Mais un grain de sable interrompt le rituel et en fige les acteurs. C'est pourquoi ELLE attend là depuis quarante ans, ELLE attend une délivrance. Une nouvelle famille emménage dans la maison, il y a un petit garçon. Un papa extrêmement nerveux, qui contrôle mal ses excès de colère. Une famille idéale, une cible idéale, au bon endroit au bon moment, enfin...
Avec un nom pareil, je ne pouvais pas le manquer, et de fait, ça faisait un moment que je tournais autour, avant de me décider à le visionner. Comme souvent avec les films d’épouvante en provenance de la péninsule, je n’ai pas été déçu. Et puis Jaume Balagueró est une valeur sure, on lui doit Frágiles, mais aussi [Rec] que je n’ai pas encore vu, mais au sujet duquel tout ceux qui m’en ont parlé ne tarissent pas d’éloges. Ici, on a le droit à une maison hantée très réussie : rituels, obscurité, apparitions spectrales, tous les éléments sont réunis dans un film mené de bout en bout avec brio. A voir vraiment.

***

Frágiles


Produit trois ans plus tard que Darkness, je l’ai pourtant vu bien avant ce dernier, et c’est grâce à lui que je me suis intéressé à l’épouvante hispanique.
Sur son nouveau lieu de travail, un hôpital pour enfants délabré, une infirmière essaie désespérément de protéger les patients, victimes à de mystérieuses attaques...
Simple, calme, emprunt d’une ambiance sans pareil, j’ai tout de suite accroché à ce film. Bien que différent, il y de grandes ressemblance entre ce film et l’épouvante japonaise (sur laquelle je reviendrais sans doute ultérieurement) Les effets sont réussis, la mise en scène fait frissonner, cet hôpital, lieu qui est en lui même propice au genre, prend vie sous la direction de Jaume Balagueró. Il ya un mélange de douceur et d’horreur, de poésie et d’épouvante, ce gout particulier des films espagnols, des acteurs très convaincants, bref, un très bon film.

***

Hantise

Sous prétexte de les guérir de leurs insomnies, le docteur David Marrow a invité à "Hill House" trois de ses patients, Theo, jeune femme belle et élégante; Luke, cobaye professionnel qui est venu pour gagner un peu d'argent ; et Lili, fragile, sensible et vulnérable. En réalité, le docteur conduit une expérience sur les mécanismes de l'angoisse. Or, le château de "Hill House", lugubre résidence construite au XIXe siècle par le richissime industriel Hugh Crain, homme cruel et tourmenté, a la réputation d'être hanté.
Encore moins subtil que Amityville, on verse là dans le manoir hanté pur et dur, et si les effets spéciaux sont convaincants, l’épouvante, elle est absente. C’est très plat d’un bout à l’autre, cependant le film n’est pas raté pour autant, il est juste amusant et divertissant. Epouvante-horreur ? Certainement pas.

***

Voilà qui clos ce chapitre pour le moment. Je pourrais bien sur parler des quelques films d’épouvante japonais basés sur des lieux, tels que Ju-on de Takashi Shimizu ou Dark Water de Hideo Nakata… mais ce sera pour une autre fois. La prochaine fois, je proposerai très certainement… et bien, voici une petite comptine pour vous mettre sur la piste ?

Un Deux, Freddy te coupera en deux,
Trois Quatre, remonte chez toi quatre à quatre,
Cinq Six, n'oublie pas ton crucifix,
Sept Huit, surtout ne dors pas la nuit,
Neuf Dix, il est caché sous ton lit...
____________________

dimanche 16 novembre 2008

Hellboy 2

J’étais passé totalement à coté du premier opus que j’ai découvert bien après sa sortie dvd, alors que je cherchais quels autres films avait réalisé Guillermo del Toro. Sachant qu’il a déjà produit Blade II, Le Labyrinthe du Faune dont j’ai déjà parlé, Hellboy premier du nom, et qu’il va s’attaquer à Bilbo le Hobit prévu pour 2011, je comptais bien ne pas manquer Hellboy II – Les Légions d’Or Maudites.
Hellboy IIAprès qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy.

Avec ses partenaires du Bureau de Recherche et de Défense Paranormal (B.P.R.D.), sa petite amie pyrokinésique Liz, l'aquatique et empathique Abe Sapien et le mystique protoplasmique Johann, le B.P.R.D voyagera entre notre monde et celui où voguent les créatures que ne peuvent pas voir les humains, où les créatures du monde fantastique sont devenues réelles. Hellboy, créature appartenant aux deux mondes qui n'est accepté dans aucun, devra choisir entre la vie qu'il connaît et une destinée incertaine qui l'attend.
Allociné
AngeAutant le dire tout de suite, ce film est une pure merveille. C’est avec beaucoup de plaisir que l’on retrouve la créature rouge, toujours aussi intenable, et toute sa bande de freaks divers. Graphiquement, le film en jette, avec des tas d’effet spéciaux judicieusement utilisés, le tout dans l’esthétique très reconnaissable de Guillermo del Toro.

Les membres du petit peuple sont plein de vie, magnifiquement annimés et représentés, on oublie totalement les déguisements et les effets car ils semblent tout à fait réels, un vrai plaisir pour les yeux. On passe par toutes les catégories d’êtres surnaturels, des trolls, des gobelins, des fées, des golems, un demi-golem, un démon, et quelques autres créatures tirées du bestiaire varié du merveilleux. Et que dire des elfes ! On est loin de la représentation à la Tolkien du « beau peuple », et pourtant, quelle grâce !

L’histoire vous emporte naturellement du conte de fée à l’ultime confrontation sans jamais la moindre longueur et sans scènes inutiles, parsemée de personnages attachants. Attachant, et souvent drôles, avec beaucoup d’humour, beaucoup de poésie, beaucoup de merveilleux. L’action est quand à elle menée tambour battant, avec des combats toujours aussi spectaculaires, et la débauche habituelle d’effet spéciaux qui ponctue la plupart des blockbusters actuels.

La cour des elfes
Les temps modernes sont durs pour le petit peuple.

Le Prince Nuada est joué par Luke Goss, qui interprétait déjà Jared Nomak dans Blade II, et qui est fabuleux ici, dans son rôle de « méchant » de l’histoire. Méchant entre guillemets comme dans Blade II d’ailleurs car s’il s’oppose à Hellboy, c’est pour d’excellentes raisons, et non par manichéisme belliciste primaire. Deux points de vue s’affrontent, deux mondes, celui du petit peuple qui disparaît peu à peu, et celui des hommes, toujours plus envahissants. Et au milieu, un prince qui n’accepte pas le déclin des elfes.

Le Prince Nuada
+2 en Dexterité, +2 en Intelligence, +2 en Charisme ...

Voilà, très bon film donc, que je recommande à tout le monde (sauf si vous n’aimez pas les films pas réalistes), vous passerez un excellent moment de cinéma.
____________________

vendredi 14 novembre 2008

Peine max pour Max Payne

J'avais pourtant lu les critiques de la presse, ainsi que celles des spectateurs... mais la curiosité l'a emporté, et je suis allé voir l'adaptation de ce jeu célèbre que j'avais idolatré à sa sortie en 2001. Je suis déçu.
Max Payne est un flic déterminé à retrouver ceux qui ont brutalement assassiné sa famille et son partenaire. Obsédé par sa quête de vengeance, il laisse son enquête l'entrainer dans un voyage cauchemardesque dans les bas-fonds de l'underground new-yorkais. Tandis que le mystère s'épaissit, Max va devoir affronter de puissants ennemis mais aussi ses propres démons.

Allociné
Une adaptation de jeu vidéo, c’est toujours dangereux. Celui qui pond l’adaptation est sous les feux croisés de ceux qui veulent voir un bon film et ceux qui veulent voir une bonne adaptation.

Concernant Max Payne, il ne satisfait ni les uns ni les autres. Pourtant, il y avait de la matière !

Graphiquement, le film est parfaitement dans le ton, les scènes ressemblent aux pages de scénarimages qui ponctuent le jeu. De nombreux éléments du jeu sont introduits dans le film, certains clairement affichés, d’autres plus discrets (le tag Valkyr un peu partout), et quelques personnages du jeu sont bien là (Jim Bravura, BB, Michèle, Alex, Mona, etc…) Les quelques idées nouvelles, telles que la visualisation des Valkyries sont bonnes, et en mettent plein la vue.

La valkyr donne des hallus pultôt sympa, mais cela ne suffit pas.

Mais là ou ça pèche, c’est que Max Payne était un jeu violent, très noir, mais avec un scénario assez long. Ici, non seulement le scénario de Beau Thorne (qui au passage ne respecte pas grand chose du scénario original) a la finesse et la subtilité d’un trente huit tonnes faisant irruption dans un magasin de porcelaine, mais le cynisme noir qui court tout au long du jeu est totalement inexistant dans le film. Pas la moindre boutade désinvolte d’humour très noir de la part de Max, pas plus de deux passages en Bullet time, pas de gavage massif aux antalgiques, BB est insipide et complètement hors de son rôle original, Vladimir n’est pas là, Alfred Woden non plus. bref, amputé du scénario, de l’action, et de quelques uns des protagonistes les plus importants, comment le film peut-il s’en tirer ? Je me dois d’ajouter également que du thème musical de Max Payne pas une note.

Lupino, joyeusement dérangé ne sort pourtant pas du lot.

Alors au final, les quelques bonnes idées sont noyées sous la lenteur et la lourdeur d’un scénario décousu, bien peu intéressant et qui pour finir tombe à plat, ne séduisant pas ceux qui ne connaissaient pas le jeu tout en se mettant a dos les fans. C’est bien dommage, Max Payne méritait mieux, et vu les effets visuels ainsi que le casting, c’est du gâchis.
____________________

samedi 8 novembre 2008

Quantum of Solace

Bravant les avis négatifs tant de la presse que des internautes qui ne tarissent pas de critique envers le dernier 007 en date, je me suis rendu dans une salle obscure pour me faire un avis par moi même. Objectivement, c’est un bon film d’action, et les qualificatifs qui me viennent tout de suite à l’esprit sont « frénétique » et « violent ». Mais est-ce un bon James Bond ?
Quantum of SolaceMême s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé...

Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...

Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation...
Allociné

Je vais reprendre les éléments postés par Mr Gruik sur le blog d’ASP qui résument assez bien les différentes critiques adressées au film

• Les poursuites sont filmées "caméra à l'épaule". Bleuarg !
Ça, c’est l’aspect « frénétique ». En effet, le film est visuellement assez usant avec beaucoup de mouvements de caméra, dont pas mal de gesticulations inutiles qui ont pour effet outre une fatigue oculaire de rendre les actions un peu difficiles à suivre.

007 téléphone maiiiison• James Bond n'utilise aucun gadget. Il n'y a même pas la scène obligatoire du passage dans le labo de Q !
Hum… après la montre-qui-fait-tout de Brosnan, le téléphone de Craig. Effectivement, ça fait un peu léger, et cet élément participe d’un problème un peu plus gênant de ce James Bond : la vraisemblance. Les téléphones aujourd’hui font à peu près tout, y compris la photo et le GPS, donc rien de renversant. Quand on va voir un James Bond, on ne veut pas voir du vraisemblable, à la base.

• Le méchant du film ressemble à mon voisin ... oui celui qui fait 1m60 et qui à un Chihuahua.soooo-soooook Trop terrifiant !
Autre problème de ce James Bond trop vraisemblable, le méchant ne paie pas de mine. Avec le Chiffre, on avait au moins un minimum de singularité avec son œil tout zarbi. Là, nada…

• Avant, dans un James Bond pour faire un méchant crédible, fallait au moins menacer l'humanité de guerre nucléaire. Ici, le méchant (spoiler) il vole de l'eau ...
Même argument que précédement, ce james bond manque de démesure.

• Une mort de méchant, dans un film d'action, c'est au moins "désintégré par l'explosion d'un train de TNT qui tombe d'un immeuble". Là (spoiler) c'est même pas Bond qui le tue !
Bon, je dirai que la mort qui lui est réservée est tout à fait sympathique…

James bond girls• La brunette qui est sur l'affiche, ou la gonzesse canon : Eh bien, il la %$£#@ même pas !
Hum… c'est assez étonnant en effet. Bah, il arrive quand même à en mettre une dans son lit, l’honneur est sauf.

• Y'a pas un gramme d'humour
Hum… disons qu’il y en a, mais peu, moins que d'habitude. Cet opus est l’un des plus sombres, avec un James Bond à mille lieux de la nonchalance qu’on lui connaît et qu’on attend de lui.

• On comprend entre deux indigences scénaristiques qu'il existe un cartel de méchants ... C'est même pas le SPECTRE !
Là, on aborde le premier gros problème de ce second opus. Casino Royal était magistral à tout point de vue en tant que première mission de 007, et de plus il semblait annoncer certaines choses pour la suite, bref, Casino Royal a créé une attente difficile à contenter. Non, ce n’est pas déjà le SPECTRE.

M• Y'a pas Miss Moneypenny
Ni Q d’ailleurs, et c’est le deuxième gros problème de ce second opus. En tant qu’il était le premier, on pardonnait sans souci à Casino Royal de ne pas mettre en scène tous les personnages qui gravitent habituellement autour de 007. La on en est au second. On s’attend donc à voir débarquer toute la fine équipe, Q, Miss Moneypenny, et pas seulement M et Felix.



Bon, après, il faut transiger un peu. J’ai passé un excellent moment, et je n’ai pas particulièrement regretté d’avoir acheté ma place au cinoche. Si ce James bond n’est pas le meilleur, il est quand même bien loin d’être le plus mauvais. En tant que suite directe de Casino Royal (il commence directement après ce dernier) il traine le boulet que trainent toutes les suites, et l’implication émotionnelle de James Bond est un fait assez rare (je ne me souviens de l’avoir vu impliqué que dans Permis de Tuer) qui déconcerte les habitués. Par ailleurs, Pierce Brosnan nous avait habitué à des habits jamais froissés et une coiffure toujours impecable ; ici, on en est loin avec un Daniel Craig très physique. Enfin la démesure habituelle est abandonnée au profit d'une intrigue de géopolitique financière assez peu spectaculaire, mené par un homme tout ce qu'il y a de plus commun. Un James Bond moyen donc, mais qui me laisse paradoxalement une bonne impression. J’attends le prochain, en espérant un retour de la démesure et de l’invraisemblance.
____________________

samedi 11 octobre 2008

Films de monstres

Je suis comme vous le savez peut-être amateur de films fantastiques en tous genres, et donc, de temps à autres, je jette mon dévolu sur un film de monstres, qui comme son nom l’indique fait appel à l’une des peurs primitives de l’homme qui est la peur du prédateur. Je vais donc vous parler aujourd’hui de mes impressions à propos de trois représentants de ce noble genre, Cloverfield, Le peuple des ténèbres, et The Mist.

Cloverfield



CloverfieldDifficile de parler de Cloverfield sans évoquer la campagne publicitaire un peu particulière dont le Film a fait l’objet. Rien que le titre, « Cloverfield » n’a fait son apparition qu’après la sortie, le film étant simplement nommé « 01-18-08 ». Le nom officiel, Greyshot a finalement été délaissé pour celui adopté à l’unanimité. Ensuite, l’apparition du monstre en lui même, tant dans les bandes annonces que, finalement dans le film sont rares, ce qui ajoute à l’aura mystérieuse de la production. Enfin, le style même de tournage, caméra au point d’un bout à l’autre, donne une ambiance très particulière.
New York - Une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l'honneur de son départ pour le Japon. Parmi eux, Hub, vidéaste d'un soir, chargé d'immortaliser l'événement. La "party" bat son plein lorsqu'une violente secousse ébranle soudain l'immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule inquiète s'est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre... et la tête de la Statue de la Liberté s'effondre brutalement sur la chaussée. L'attaque du siècle vient de commencer. Au petit matin, Manhattan ne sera plus qu'un champ de ruines...
Allociné

Le Film est construit comme une sorte de récit doublement enchâssé : l’action de Cloverfield se trouve dans une cassette vidéo enregistrée sur un autre enregistrement antérieur au drame, et qui apparaît au début et à la fin de la bande, tandis que le tout est présenté comme étant un document classé confidentiel. Du fait de cette construction un peu particulière, l’enchainement des scènes est assez chaotique, puisque nous sont dévoilés uniquement les passages filmés par un caméraman amateur. Pourtant il n’y a pas du tout l’impression de désordre qu’on trouve trop souvent ces derniers temps dans les grosses productions, ce qui fait que l’immersion est très réussie, on entre parfaitement dans l’histoire (même si pas mal de fils sont un peu gros.)

Comme je l’ai déjà signalé, l’apparition du monstre de Cloverfield est assez rare, et par ailleurs, on ne le voit que rarement dans son intégralité (guère plus d’une fois, et de loin) ce qui laisse planer pas mal de doute quand à l’anatomie exacte du bestiau. Anatomie assez peu réjouissante d’ailleurs, car le monstre est assez laid, mais de cette laideur repoussante blafarde et hideuse.

En définitif, un film sympathique, certes, mais pas non plus un grand chef d’œuvre digne du bruit qu’il a fait.

***

Le peuple des ténèbres



Le Peuple Des TénebresCette fois ci, on plonge dans l’obscurité, et le film exploite une autre grande peur, la peur de ce qui se cache dans l’ombre.
Julia, une étudiante en psychologie, est contactée par un ancien camarade de classe qui lui confie être traqué par une chose étrange. Aussitôt après lui avoir fait cette déclaration, il se suicide sous ses yeux.
Quelque temps plus tard, Julia constate que les peurs de son enfance ont refait surface. Une seule solution s'impose à elle : rester éveillée à tout prix pour survivre et faire face aux créatures de ses propres cauchemars.
Allociné
Des terreurs nocturnes à l’apparition du peuple des ténèbres, de l’autre coté des ombres, ce film joue sur à la fois sur la peur du noir, sur la peur de la folie, et sur celle de créatures cauchemardesques issue de l’ombre, et dont on doute de l’existence d’un bout à l’autre du film. Simples hallucinations ? Début de folie ? Cauchemars et terreurs nocturnes ? Les scènes malsaines s’enchainent et vous font vite regretter d’avoir éteint toutes les lumières avant d’avoir lancé la vidéo.

***

The Mist



The MistJe terminerai avec The Mist, adaptation d’un livre de Stephen King, qui est autant un film de monstre qu’un film de paniques humaines.
Tandis qu'une brume étrange semble envelopper une petite ville du Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans un supermarché, en compagnie d'autres habitants terrorisés. David ne tarde pas à s'apercevoir que le brouillard est peuplé d'inquiétantes créatures...
Leur seule chance à tous de s'en sortir consiste à s'unir. Mais est-ce possible quand on connaît la nature humaine ? Alors que certains cèdent à la panique, David se demande ce qui est le plus effrayant : les monstres qui rôdent dans la brume ou ses semblables réfugiés dans le supermarché ?

Allociné
Le film se met en place lentement, et je dois dire que le début ne m’a pas convaincu, alors que rétrospectivement il n’y a rien à y redire. Mais très vite, avec l’arrivée de cette brume opaque qui ne permet pas de voir à beaucoup plus d’un mètre au delà des vitres de la superette, l’ambiance s’impose à vous. De refuge, le supermarché se mue peu à peu en prison, la foule apeurée devient de plus en plus irrationnelle, faisant ressurgir les plus basses pulsions humaines.

Du début très commun, quotidien et plat, le film progresse étape par étape, inexorablement jusqu'à un final terrifiant en banal à la fois, laissant les protagonistes dans l’ignorance de ce qui est en train de se produire dehors. La progression est judicieuse, il n’y a pas de longueurs, et le comportement de plus en plus irrationnel d'une foule apeurée est bien mise en scène. En définitif, un bon film, plus inquiétant que terrifiant, plus sociologique qu’horrorifique, laissant malheureusement pas beaucoup de doutes sur la nature humaine. On pourrait lui reprocher un déroulement trop prévisible, ou quelques scènes peu originales, mais comme on passe un bon moment, on oublie ces quelques détails.

***

Voilà, si vous n’avez rien à regarder, et que les films de monstres ne vous rebutent pas, ces films vous tendent les bras, et ne devraient en principe pas trop vous décevoir.
____________________

lundi 25 août 2008

Chrysalis

Suivant le conseil de Bowen, je me suis regardé Chrysalis, un thriller d’anticipation français, ou devrais-je dire « à la française » ?
ChrysalisParce qu'il s'agit de l'assassin de sa femme, David Hoffmann, lieutenant à la police européenne, accepte de reprendre du service pour traquer un dangereux trafiquant soupçonné d'une série de meurtres. Une enquête qui le mènera vers une clinique à la pointe de la technologie, dirigée d'une main de fer par le professeur Brügen.

Quand la vérité se loge au coeur du souvenir, la mémoire se révèle un bien précieux, objet de toutes les convoitises. Pourtant, certains souvenirs ne s'effacent jamais...
Allociné
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la presse n’a pas fait de cadeau à ce film. Il faut dire qu’il n’a pas vraiment le calibre d’un film de cinéma, disons plutôt qu’il s’agit d’un bon feuilleton TV, surtout quand comme moi on cherche au cinoche essentiellement à en avoir plein la vue. Le scénario manque un peu d’épaisseur pour un genre ou l’on attend justement une intrigue un peu fouillée, ce qui fait de ce film un parfait « polar du samedi soir quand on n’a rien à regarder ». Peu de surprise et peu de suspens. Cela dit, j’aime assez l’aspect graphique très froid du film, et dans l’ensemble j’ai trouvé ce policier plutôt agréable à regarder.
____________________

samedi 23 août 2008

Dante 01

Film de SF française avec Lambert Wilson dans le rôle du mythique Saint Georges.
Dante 01Dante 01, prison spatiale, dérive dans l'atmosphère suffocante de Dante, planète hostile, son seul horizon. À l'intérieur, six des plus dangereux criminels des mondes environnants servent de cobayes à d'obscures expériences.
Une résistance s'organise autour de César, psychopathe manipulateur. Mais son autorité se voit remise en cause par l'arrivée de St Georges, mystérieux détenu, possédé par une force secrète, qu'il apprendra à maîtriser pour faire face à l'hostilité de ses co-détenus, et les libérer de l'attraction maléfique de Dante.
Allociné
Que dire… Christophe Goffette disait d’Eden Log « Cet ovni SF réussit la prouesse de dire beaucoup en parlant peu. », mais ici, on dit très peu en parlant tout aussi peu. Saint George est maintenu perpétuellement dans une sorte de prostration secouée de spasmes, comme s’il était en permanence en pleine overdose, et ne parle pas, tout au plus bégaie t’il un ou deux mot sur toute la durée du film. Pour le reste, le synopsis en dit plus que le contenue du film en lui même, et le dernier « miracle » (il y en a plusieurs) tombe tout simplement comme un cheveu sur la soupe. On ne voit pas bien ou le film veut en venir, et ce n’est pas le kaléidoscopique bouquet final qui sauve le tout. C’est dommage, il y avait pourtant une bonne petite ambiance glauque dans ce huis-clos stellaire, mais il manque un petit quelque chose pour faire monter la mayonnaise, et on obtient au final un film lent, sans surprise et sans piquant, en un mot : fade.
____________________

jeudi 21 août 2008

La Tombe de l'Empereur Dragon

Mardi dernier, avec toute ma petite famille, je suis allé voir La Momie III. Grand moment comme dirait André, que du bonheur. Alors je vous l’accorde, ce n’est pas bien malin comme film, mais à sa décharge, ce n’est pas ce qu’on lui demandait.
La Momie III - La Tombe de l'Empereur DragonLe troisième épisode de la saga La Momie nous transporte cette fois en Asie pour une nouvelle aventure qui verra Rick O'Connell et les siens livrer un combat sans merci à l'Empereur Dragon. Des catacombes de la Chine antique aux sommets de l'Himalaya, l'explorateur intrépide, son jeune fils Alex, sa femme Evelyn et son beau-frère Jonathan affronteront la Momie ressuscitée du plus cruel conquérant de Chine.

Victimes d'une sorcière, l'Empereur Dragon et ses 5000 soldats ont été relégués pour l'éternité dans les limbes. L'immense armée de terre cuite reposera ainsi durant 2000 ans, oubliée de tous, jusqu'à ce qu'Alex commette l'erreur de réveiller son chef. Pour éviter une vague de méfaits, Rick devra appeler à la rescousse les seules personnes plus habiles que lui à combattre les morts-vivants : sa propre famille...
Allociné
Tout d’abord, il semblerait que se soit une épidémie que de changer les actrices féminines en cours de route. A pu Rachel Weisz dans le rôle d’Evelyn O'Connell. Alors ce n’est pas qu’elle y fut transcendante dans les épisodes précédents, mais ça fait toujours bien tâche.

Bref, de toute façon, la remplaçante fait aussi bien l’affaire, et l’enjeu du film ne réside pas, du reste, dans le jeu des acteurs, mais dans la chorégraphie martiale de Michelle Yeoh et Jet li, ainsi que dans les effets spéciaux forts réussis qui ont fait la renommée de cette Saga. Et comme d’hab, on en prend plein les mirettes, vu que les effets sont, justement, plutôt bien réussis.
L’humour reste présent, quoique pas toujours autant qu’on l’aimerait, mais pour peu qu’on ne s’attende comme moi qu’à un pur divertissement, on n’est pas déçu le moins du monde.

Conclusion, si vous ne voulez pas vous prendre la tête en regardant un film fun, jetez votre dévolu sur La Momie III - la Tombe de l'Empereur Dragon, sinon, allez voir Gomorra, vu qu’il a été primé à Canne, ya des chances pour qu’il soit bien prise de tête.
____________________

vendredi 15 août 2008

Le Chevalier Noir

The Dark Knight
Je suis allé voir The Dark Knight hier au cinéma, et j’ai adoré. Très bon film vraiment. Cela dit, qui aime bien châtie bien, et je vais donc vous livrer mon appréciation nuancée du dernier Batman en date.
Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...
Allociné
Pour les cotés positifs, il y a le scénario d’abord. TheAnswer m’avait dit qu’il était un peu plus alambiqué que dans le premier, et qu’il mettait du temps à se poser. En effet, c'est le cas, et on peut aussi ajouter qu’il se déroule de manière assez chaotique. Mais étant axé autour du Joker, ce n’est pas vraiment un problème, et personellement j’ai trouvé le déroulement de l’intrigue très bien.

The JokerEnsuite il y a le Joker interprété par le regretté Heath Ledger, et qui incarne à merveille l’essence même du chaos. Sérieusement dérangé et joyeusement cinglé, ce Joker est beaucoup moins bouffon que celui interprété par Nicholson, mais aussi beaucoup plus destructeur. Ce n’est pas un parrain de la pègre un peu cinglé et faisant le pitre, mais un psychopathe imprévisible, violent, grotesque et inquiétant, sans autre but que celui de répandre l’anarchie et le chaos. On retrouve dans cet opus un Joker fantastique.

Rien à dire sur Christian Bale, qui interprète a merveille les rôles de Batman et Bruce Wayne, rien à dire non plus sur Gary Oldman qui interprète un James Gordon épatant. Je note également la présence assez courte Cillian Murphy alias L’épouvantail, Harvey Dentc’est un petit plus très agréable, qui rappelle le quotidien mouvementé de Batman. Et puis il y a Aaron Eckhart, parfait dans son rôle de chevalier blanc, procureur protecteur de Gotham, mais parfait aussi dans son second rôle, celui de Double-face. J’apprécie particulièrement le maquillage numérique dont il a bénéficié. Par ailleurs la transformation de Dent se fait progressivement, on sent le monstre arriver bien avant l’élément déclencheur, ce qui accroit l'attente et le plaisir de le voir apparaitre.


Cela dit, même si c’est un excellent film, il n’est pas non plus parfait, et deux choses m’ont fortement déplu dans The Dark Knight.

Rachelle DawesRachelle : peu importe son importance dans le film, et la manière dont elle a été jouée, ce n’est pas la même actrice que dans Batman Begins, et franchement c’est très pénible. Je déteste quand on nous fait une suite et qu’on ne se débrouille même pas pour que la remplaçante ressemble, ne serait-ce que de loin à la remplacée. Je veux pas savoir pourquoi ils en ont changé et ça m’intéresse pas, c’est juste naze.

Gotham City : c’est un personnage à part entière dans Batman, avec son caractère, et tout ce qui va avec. Dans The Dark Knight, je n’ai jamais eu l’impression que l’action se passait à Gotham. Ce n’est pas le problème du voyage du héro, qui est très bien, c’est juste que j’ai senti pendant le film que les scènes étaient tournées dans une ville américaine tout ce qu’il y a de plus normal, et pas à Gotham. Alors bon, rapprocher ainsi Gotham de la réalité rend le film très présent, très actualité, mais cela ne me plais pas, car quand je vais au cinoche, ce n’est pas pour voir ce que je vois au journal tv. Ce sentiment, on ne l’a jamais dans Batman Begins, alors qu’ici, c’est flagrant dès la première scène (ça part mal). Massacrer Gotham city, c’est mal.


Voilà. Ces deux choses font que ce second opus n’égale pas pour moi le premier, et ce malgré toutes ses qualités. Il est fun, explosif, jouissif, on ne s’ennuie pas une seconde … mais mais mais … un défaut d’ambiance plane sur tout l’ensemble.
____________________

mardi 5 août 2008

Eden Log

Il m’en faut peu en matière de films de SF et fantastique pour me contenter, je me satisfais des productions les plus niaises tant qu’elles sont spectaculaires, me délecte des plus travaillées quand elles n’oublient pas d’être visuellement correctes, quand aux grandes productions du genre, je peux souvent me les passer en boucle sans en ressentir une quelconque fatigue. C’est pourquoi, en dépit de sa bizarrerie, j’ai trouvé qu’Eden Log était un film admirable, au point de regretter de ne finalement pas être allé le voir au cinéma.
Un homme reprend conscience au fin fond d'une grotte. Tolbiac n'a pas la moindre idée des raisons qui l'ont amené jusque-là, pas plus qu'il ne sait ce qui est arrivé à l'homme dont il découvre le cadavre à côté de lui. Seule solution pour échapper à la créature qui le poursuit : remonter jusqu'à la surface à travers un réseau aux allures de cimetière et abandonné par une mystérieuse organisation, Eden Log.
Allociné
Eden LogPourtant, quand je vois marqué sur la fiche Allociné «film français», j’ai tendance à prendre peur. Je ne sais pas comment nos films font pour recevoir un financement tant sont nulles la plupart de nos productions. Quoi qu’il en soit Eden Log sent l’OVNI dès les premières minutes du film. L’ambiance est tout de suite oppressante, plongeant le spectateur dans les ténèbres, ne lui laissant que les sons, et quelques flashs. Puis, il découvre, en même temps que le personnage désorienté du film, le monde en noir et blanc d’Eden Log. Lentement le film se pose, prenant pour ceux qui n’ont pas peur des progressions lentes. Peu d’action, peu de mots, mais un travail graphique et une grande expression, dans le jeu, et dans les décors.

La bande son est agréable, et soutient efficacement le film même si je l’aurai préféré plus présente. La musique d’Alex et Willie Cortès se rapproche explicitement du travail de Clint Mansell, qui a signé notamment les BO de Requiem for a Dream, Doom et The Fountain, mais sans doute aussi de Cliff Martinez qui a fait un travail magnifique dans Solaris, autant de références qui s’insinuent dans le film par le biais de cette trame sonore.



Conclusion, Eden Log est un bon film fantastique que je recommande à tous, même si je vous conseille également de vous préparer à une expérience des plus singulière.
[...] Cet ovni SF réussit la prouesse de dire beaucoup en parlant peu.
Brazil - Christophe Goffette
En lire plus :
____________________