mardi 28 février 2012

Ravalement de façade


Il ne s’est pas passé grand-chose ici depuis 2010, le blog était végétatif voir mourrant et sur le point d’être remisé au placard. Mais TheAnswer à décidé d’y remédier. Le blog fait donc peau neuve, avec à la clef la disparition de certains blocs et l’apparition de catégories. Et comme les liens (obsolètes pour beaucoup) ont été supprimé, voici un nouveau libellé : Liens.

Le blog s’intègre donc dans l’ensemble Answerplace comportant :

Ainsi que les catégories suivantes venant de blog de TheAnswer :


Le blog comporte également plus de contributeur, je ne serais plus le seul à y publier.

Encore une chose, à l'intention des contributeurs : le blog n'a pas vocation à devenir un foutware pour autant, la section nimp du forum sert à ça.

Voilà voilà, je vous ai tout dit !

samedi 24 juillet 2010

Predators

Je ne suis pas un fan inconditionnel des Predator, ayant toujours préféré la saga Alien. Mais le lien entre les deux et mon addiction à la SF fait que j’ai quand même vu chaque film de la série. C’est donc tout naturellement que je suis allé voir Predator 3, nommé Predators, un film divertissant qui fait suite aux précédents opus.

Petit retour sur la Saga.


Predator (1987) était et reste, même s’il a pris un coup de vieux, un grand film dans son genre. Un ennemi puissant et invisible, chassant sans autre but que le plaisir de la traque. Face à lui, des humains entrainés au combat qui devront faire jouer leur instinct de survie pour s’en sortir.

Predator 2 (1990), moins bon que le premier, plaçait la traque dans un contexte citadin. Dans cet épisode, on en apprend plus sur le comportement des Yautjas (le petit nom de ces sympathiques extraterrestres), notamment leur désintérêt pour les proies sans défense qui ne représentant pas une menace ou un défi. C’est aussi à cette occasion que l’on constate qu’ils chassent le Xenomorphe (les fameux Aliens).

***

Passage dans le monde du Jeu Vidéo


Alien versus Predator (1999) réunit les Xenomorphes (Aliens), les Yautjas (Predator) et des marines humains dans un FPS parfois peu maniable mais à l’ambiance réussie. Chaque race dispose de sa propre campagne solo et de son propre gameplay, ce qui en fait un jeu relativement réussi.


Alien Versus Predator 2 (2001) reprend la même recette que son prédécesseur qu’il surpasse de loin. On a véritablement l’impression que trois jeux sont réunis, tant les races offrent des expériences différentes. Les graphismes étaient réussis pour l’époque, et le jeu ne souffrait d’aucun ralentissement. Bref, un très bon jeu.

***

Retour au cinoche


Alien vs Predator (2003) était un pur divertissement. Adaptation du jeu éponyme, lui-même issu de la collision réussie des sagas Alien et Predator, j’ai trouvé ce film parfaitement réussi. Il n’est certes pas très subtil, mais il est efficace. J’y reviendrais peut-être ultérieurement.


Alien vs Predator Requiem (2008) est en revanche une vrais catastrophe cinématographique, dont la visualisation m’a ennuyé alors même que ma tolérance aux nanars est grande. J’en ai d’ailleurs parlé dans un article sur les adaptations.


***


Predators


Je ne peux pas parler des comics et livres créés autour de ce thème, je ne les ai pas lus. Venons en donc maintenant au petit dernier.
Synopsis : Royce, un mercenaire, se retrouve obligé de mener un groupe de combattants d’élite sur une planète étrangère. Ils vont vite comprendre qu’ils ont été rassemblés pour servir de gibier. A une exception près, tous sont des tueurs implacables – des mercenaires, des yakuzas, des condamnés, des membres d’escadrons de la mort ; des « prédateurs » humains qui sont à présent systématiquement traqués et éliminés par une nouvelle génération de Predators extraterrestres. Voici l’affrontement sans pitié de tueurs absolus…

Allociné

Globalement, le film tourne bien, et on a exactement ce qu’on était venu chercher : de l’action, des Predators et une traque. Les effets visuels sont bons et sont à leur place sans dominer l’écran. La photographie rappelle celle du premier opus, le cadre étant le même, à savoir une jungle. Le casting est relativement bon, et Adrien Brody, qui hérite de la lourde tâche de remplacer Arnold Schwarzenegger dans le rôle principal parvient à camper un mercenaire convainquant.

Néanmoins, si le film tente de laisser le spectateur dans une certaine incertitude comme le premier de la saga le faisait, il réussi surtout à nous laisser sur notre faim. On souhaiterait en savoir plus sur les conditions de leur arrivée sur cette planète, sur les différentes castes et clans de Yautjas auxquels ils ont affaire.

Bref, dans ce troisième opus, on aimerait en savoir plus. Ah, et puis le truc qui casse tout à la fin (pas de spoiler, je le jure) une fois la dernière image du film passée, on a le droit à une musique qui… n’est franchement n’est pas à sa place.

En définitif, Predators est un aimable divertissement, sympathique mais pas inoubliable. Je pense me revoir les anciens pour me faire une idée définitive, mais je lui préfère Alien vs Predator… sans doute à cause des Aliens d’ailleurs. Mais ceci est une autre histoire.
__________

vendredi 23 juillet 2010

France "mon A"

France "mon A" comme diraient ceux qui ont un clavier qwerty.

Je profite des derniers instants permettant de jouir de l'une de mes libertés pour poster cette photo. Ce n'est pas que je l'apprécie pour sa qualité intrinsèque, mais le symbole est fort et mérite d'être affiché. C'est le symbole d'une France ou être politiquement incorrect n'était pas encore condamné par la loi.

Drapeau papier cul
Photo de Frédéric Laurent, « coup de coeur » catégorie « politiquement incorrect ».


A partir de ce soir minuit, publier ceci est passible d'une contravention de 5e classe (1500 € d’amende max, 3000€ en cas de récidive).
____________________

samedi 29 mai 2010

M comme Mémoire et Mise à jour

Oh mon dieu, un signe de vie sur ce blog ?! Incroyable ! En quel honneur ?

Et bien j’ai rendu jeudi dernier mon mémoire de miden, qui porte sur les exceptions au droit d’auteur et que je soutiendrai le 18 juin, j’en suis à la dernière ligne droite pour ma formation, ma moitié est dans sa famille à l’occasion d’un anniversaire, je suis donc tout seul devant mon écran.

Du coup, je mets à jour des choses que je laissais de côté depuis un moment, dont ce blog. Quelle mise à jour me direz-vous ? Et bah j’ai nettoyé les tags, changé le nuage à partir de ce tuto (avant, il fallait que je fasse tout à la main, maintenant, c'est dynamique), changé la version de l'éditeur.

Tous ces changements sont à peu près invisibles, et c’est normal, j’ai tout fait pour qu’il en soit ainsi. Je sais, ce n’est pas une révolution, mais c’était nécessaire.

Pour me faire pardonner, je vous invite à jeter un œil à cette vidéo très chouette, dont le thème est très proche du propos de mon mémoire.

____________________

dimanche 4 avril 2010

M comme Mars, Miden, Morigan et ...

LPMIDEN
Un peu de repos, un peu de ménage, je profite de ma semaine de vacances pour nettoyer un peu ce blog, aérer, dépoussiérer, chasser le skin Black Out du web. Ah, et au passage, je vais pt’être essayer de remettre à jour plus souvent ce blog ? Comment ça je le dis à chaque fois ?!

Comme le faisait remarquer Chulie en affirmant « le putain de mois de mars à la con est terminé ».

D’ailleurs, c’'est même le printemps depuis quelques temps, mais je n'ai pas vraiment eu le loisir de m'en préoccuper plus tôt. Faut dire qu’entre les demandes de rapports en folies, les exposés, les exams, la fin de mon premier stage, la recherche et la signature de la convention de mon second stage, et surtout, la fin du projet tuteuré, le mois de mars a été plus qu’éreintant. Et encore, votre serviteur toujours prompt à procrastiner s’est payé le luxe de profiter pleinement de weekends de repos et d’inaction totale, quoiqu’à la réflexion, je ne suis pas certain que vu le rythme qui à été le notre, cette mesure n’a pas été du pur instinct de conservation.

Quoi qu’il en soit, une étape à été franchie, il va maintenant falloir se pencher sur le mémoire (15 pages, ce n’est pas la mort, surtout quand on en a déjà pondu un d’une centaine) et sur le rapport de stage (avant que je n’oublie tout ce que j’ai fait chez les flics).

Bref, un peu de repos avant la reprise, un peu de calme avant la tempête, car assurément, la fin de la licence ne sera pas de tout repos.

samedi 3 avril 2010

Sherlock Holmes

Je suis, vous le savez, loin d’être un cinéphile averti. Les films dits sérieux m’ennuient souvent autant que la littérature peut ennuyer un lecteur non averti. Je le sais et je ne le nie pas. Du coup, quand on me dit que Sherlock Holmes n’est pas particulièrement un bon film, (n'est-ce pas Olga ?) je le crois volontiers. Ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier ma séance de cinéma.

Sherlock Holmes AfficheSynopsis : Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes... Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l'intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l'observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable...

Mais une menace sans précédent plane aujourd'hui sur Londres - et c'est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l'ennui et la mélancolie.

Après qu'une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l'approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu'il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.

La panique s'empare de la ville après l'apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes...
Allociné

Tout d’abord, je précise que je n’ai jamais lu le moindre livre de Sherlock Holmes, c’est donc sans préjugés ni connaissance du personnage que je me suis rendu voir plus le duo Robert Dawney Jr. - Jude Law que le film mettant en scène le fameux détective. Le film est très hollywoodiens à n’en pas douter : des explosions, des combats chorégraphiés, beaucoup d’action et juste un zeste de réflexion. Mais le résultat est très divertissant, Robert Dawney Jr. saupoudre le film d’un léger humour sarcastique, bref ce n’est encore une fois pas le film de l’année, mais j’ai aimé ce film et ne regrette pas d’avoir payé ma place. C’est bien là l’essentiel n’est-ce pas ?
____________________

jeudi 1 avril 2010

><}}}*>

Ma formation, vous le savez peut-être, me permet d'accéder aux concours internes d'un certain nombre d'administrations dans le domaine info-com, ce qui couvre autant la documentation que le webmastering.

Certains savent peut-être (et les autres, vous l'êtes maintenant), j'ai effectué un stage à la police Nationale qui s'est achevé Mardi dernier par un émouvant pot de départ au cours duquel on m'a remis, outre un certificat de fin de stage, une lettre de recommandation signée.

Or il se trouve que mon travail à été très apprécié, et que l'on m'a proposé, une fois ma formation terminé, un poste à temps plein au sein de cette honorable administration. Je travaillerai donc en tant que personnel administratif de la police nationale au poste de Webmaster dès Juillet prochain.

Il va sans dire que c'est une proposition que je ne peux refuser !

P.S. : Et non, je ne serai pas en mesure de faire sauter vos contraventions, pas la peine de demander !

____________________

samedi 9 janvier 2010

Solomon Kane

Solomon Kane
Je suis allé voir Solomon Kane jeudi dernier, avec en mémoire un certain nombre des critiques que l’on peut lire sur Allociné. Alors, bon ou pas bon ? Les circonstances jouent en la faveur du film, mais objectivement je pense pouvoir dire que c’est un film sympa.

Evidement, on est dans du film spectacle, alors si vous n’aimez pas voir du sang voler, ni les situations stéréotypées, ni le manichéisme, passez votre chemin, ya pleins de films prise de tête à l’affiche.

Par contre, si vous n’avez rien contre un film d’action médiéval typé fantastique et que vous n’avez rien à regarder, et bah allez voir ce film.

Dans un XVIe siècle ravagé par les guerres, le capitaine Solomon Kane est une redoutable machine à tuer, aussi brutale qu'efficace. Armé des pistolets qui font sa marque, de sa dague et de sa rapière, lui et ses hommes laissent libre cours à leur soif de sang alors qu'ils combattent au nom de l'Angleterre d'un continent à l'autre. Pourtant, lorsque Kane décide d'attaquer une mystérieuse forteresse quelque part en Afrique du Nord, sa mission va prendre un tournant fatal... Un par un, ses hommes sont décimés par des créatures démoniaques, jusqu'à ce qu'il reste seul face à l'envoyé du diable, venu des profondeurs de l'Enfer pour s'emparer de son âme atrocement corrompue. Kane parvient à s'échapper, mais il sait qu'il doit maintenant se racheter en renonçant à la violence et en se consacrant désormais à une vie de paix et de pureté. Sa nouvelle spiritualité ne tarde pas à être mise à l'épreuve lorsqu'il revient dans une Angleterre dévastée par des hommes diaboliques à la solde d'un être masqué terrifiant, l'Overlord...
Allociné

Il est t'il pas meugnon avec son masque ?

Plus Plus :

Divertissant avec des tableaux plutôt sympathiques, la narration est simple mais efficace. La relation avec Conan est manifeste lors des scènes de combat, souvent brutales et sauvages, ce qui me réjouit fort les pupilles. Le film est saupoudré de quelques effets spéciaux de bonne facture et qui servent parfaitement le film (contrairement à certains divertissements ou les effets spéciaux sont une fin en soi) sans jamais en faire trop.

Les Moins :

L’intrigue est simple, parfois un peu trop, on aurait souhaité en voir plus sur la vie du personnage principal. Quand aux personnages en général, ils sont tous stéréotypés comme l’est le scénario, ce qui laisse peu de place à la surprise. Mais ce n’est guère le but du film je vous l’accorde. Enfin, pour ceux qui n’aiment pas le manichéisme primaire, ce film va vous donner des boutons. Tout est noir, ou blanc. Même (voir surtout) Kane, qui passe du noir au blanc avec une rapidité déconcertante.

***

Voilà ne cherchez pas en Solomon Kane le film de l’année, mais pour ceux qui aiment ce type de film, sachez que l’on tiens là un bon divertissement, bien supérieur à certains films pourtant présentés comme des must. J’y ai trouvé mon compte, après vous de voir.

____________________

jeudi 7 janvier 2010


« Quand on n'aime pas trop, on n'aime pas assez. »

Conte de Bussy
____________________

mercredi 6 janvier 2010

Volume Winamp

Winamp
Entre la recherche pour mon Mémoire du Miden sur les droits numériques, la lecture fastidieuse de PDFs sur les méthodes d’enquêtes pour le cours de prise en compte des usages et des usagers (PCUU), et la réalisation d’une interface web pour le projet tutoré, je m’autorise un petit break pour poster une news légère au sujet du contrôle du volume de Winamp.


De base, lorsque l’on change le volume de Winamp, c’est tout le volume Wave qui est directement modifié. Cela ne porte pas à conséquence si vous ne faites qu’écouter votre musique. C’est plus problématique si vous utilisez en même temps plusieurs applications ayant des effets sonores, comme MSN, Skype, ou même un autre lecteur audio (oui, j’écoute parfois plusieurs musiques en même temps : une playlist musicale et une playlist d’ambiance par exemple).

En effet, si vous changez le volume de Winamp, c’est tous les sons qui en sont affectés. Gênant si vous voulez que le son de Skype par exemple reste haut, et la musique issue de Winamp basse, puisque Winamp va tout baisser arbitrairement.



La solution est très simple, et à force de le faire sur tous les ordis sur lesquels j’installe Winamp elle se fait les yeux fermés. Ou presque.

Ouvrez les préférences de Winamp, soit en utilisant le raccourci Ctrl+p ; soit en faisant clic-droit sur Winamp, menu "Options" puis "Préférences…" ; soit, si la barre menu est affichée, "Options" puis "Préférences…".

Ceci fait, cherchez la rubrique "Plug-ins" généralement située tout en bas, puis la sous rubrique "Sortie". Une liste apparait sur la fenêtre de droite, et il est fort probable que "Sortie WaveOut Nullsoft" soit en surbrillance. Mettez "Sortie DirectSound Nullsoft" en surbrillance, et le tour est joué.

Si vous n’avez pas cette option, il doit vous manquer [out_ds.dll], dans quel cas vous pouvez la télécharger et la mettre dans le dossier "endroit-où-vous-avez-installé-winamp/Winamp/plugins/" ; cela dit, la solution la plus simple est de réinstaller Winamp, vous pouvez le télécharger ici, c'est gratuit et en français.

____________________

vendredi 1 janvier 2010

Bloavezh mat !

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2010, tous mes meilleurs vœux et cætera.

Happy New Year par Mohamed Zakzouk
Image par Mohamed Zakzouk

Je vous ferais part de mes éventuelles bonnes résolutions quand j'en aurai prises, mais je commencerai peut-être par newser un peu plus souvent. Le fait est qu'à force de passer mon temps sur des plateformes Web pour le Miden, je suis peu désireux de continuer une fois de retour chez moi. Le cordonnier est le plus mal chaussé, c'est bien connu. Bref, bonne année, bonne santé, et pleins de bonnes choses.

____________________

lundi 16 novembre 2009

Millenium, le film

Adapter un livre n’est jamais chose aisée, et adapter un best-seller est d’autant plus ardu que les attentes et les espoirs qui y sont placés sont importants. Ayant adoré la trilogie de Stieg Larson, mes exigences envers la version cinématographique de Niels Arden Oplev étaient élevées, et je dois dire que je n’ai pas été déçu par ce film une seule seconde.

Millenium le filmSynopsis : Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur une disparition non élucidée, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets.

Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...

Allociné

Le choix des acteurs tout d’abord est toujours un point délicat. Lorsqu’on lit, on se fait une image des protagonistes, même moi qui ne suis absolument pas physionomiste. Alors il est vrai que les personnages de Michael Blomkvist ou d’Erika Berger peuvent dérouter, mais cette impression disparait très vite, et par ailleurs, Noomi Rapace campe une Lisbeth Salander si convaincante que l’on plonge totalement dans le film.

Le choix du choix ensuite, car on ne peut reproduire en 2h30 l’intégralité d’un roman aussi complet que Millénium. Et bien ici, ça passe tout seul, les quelques ellipses et passages éclipsés sont astucieusement retirés sans enlever quoi que se soit à l’intrigue. Une aventure omise par ci, une investigation suggérée plutôt que montrée par là, et le tour est joué.


L’ambiance et l’intrigue sont eux aussi au rendez vous, on suit le film comme le roman, chapitre par chapitre, et chaque étapes clef trouve sa place. Bien entendu, ayant lu le livre, je n’ai pas eu le droit au suspens, mais même en sachant ce qui allait se passer, je n’en ai pas moins suivi l’action avec fébrilité.



J’ai pu lire dans les commentaires de nombreux spectateurs un certain rejet face aux scènes de violences et de viol. Pour ce qui est des scènes de violences, elles sont reproduites sans surenchère d’aucune sorte, ce qui leur donne un aspect de réalisme effrayant mais parfaitement approprié. Quand aux scènes de viol, le film nous en épargne beaucoup et suggère pour l’essentiel. Le message passe encore une fois sans en rajouter, mais le film ne pouvait décemment couper un évènement certes révoltant, mais dont le thème se trouve au cœur de la trilogie.

***

Bref, un bon film et une très bonne adaptation (et non l’inverse cependant) que je conseille vivement à ceux qui auraient la flemme de lire le livre. Mais je vous préviens : à la fin de ce film, on n’espère qu’une chose, c’est de voir la suite. Mais oh ? Que vois-je ?


____________________

jeudi 22 octobre 2009

...

...

Morigan installe XP depuis une clef USB

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Telle devrait être ma devise, moi qui aime tellement que les choses soient simples tout en faisant toujours en sorte de les compliquer autant que possible.

Ce n’est pas sans lien avec cette habitude d’aimer chercher la petite bête si je n’ai pas produit de note depuis un bon moment : en effet, j’ai consacré une partie substantielle de mon temps ces dernières semaines à me familiariser et à refaire l’installation de mon netbook.

« Quoi ? C’est tout ? » Puis je déjà vous entendre vous esclaffer… Ah mais il y a une astuce : il s’agit d’installer Windows XP et Linux sur le même disque dur du même ordinateur, en tenant compte du fait que le netbook ne dispose pas de lecteurs CD, et que le disque dur (de type SATA avec 500 Go si vous voulez tout savoir) n’est pas supporté de manière native par Windows XP (ou en tout cas pas par la version dont je dispose, laquelle date d’avant le service pack 1) car il s’agit de matériel assez récent.


Donc, premier problème : comment installer Windows XP depuis une clef USB ?


Première étape

Vérifier que l’on dispose d’un ordinateur en mesure de booter depuis une clef USB.
Pour cela, il faut se rendre dans le BIOS (Suppr au démarrage), ou dans le menu BOOT (F11 au démarrage) pour vérifier que l’on puisse démarrer à partir d’une clef USB. Les netbook sont de facture récente, il n’y a donc pas de souci de ce coté, mais ce n’est pas le cas de tous les ordis.

Seconde étape

Créer une clef USB bootable.
Il y a plusieurs méthodes, mais je conseille d’utiliser Win Setup From USB, qui servira encore plus tard. Il faut alors l’installer (car tout le processus nécessite d’avoir au moins un autre ordi à disposition), brancher la clef USB à rendre bootable, et la formater avec l’utilitaire via le menu « Format usb disk ». Une fenêtre s’ouvre, il faut sélectionner la version, ici « XP bootable [ntldr] » puis de cliquer sur « Prepare drive ». La clef est alors formatée, toutes les données contenues dessus sont effacées, etc…

Troisième étape

Créer une clef d’installation de Windows.
Insérer le CD d’installation de Windows, sélectionner le dans la fenêtre principale de Win Setup From USB (le premier rectangle, faut browser), cliquer sur « refresh » au niveau de la clef, histoire de réactualiser tout ça, sélectionnez « removable » puis « GO ». Il est possible qu’il vous dise quelque chose, je sais plus quoi, mais faut juste faire OK machinalement. Si ça interrompt le transfert, faut réinstaller Win Setup From USB, puis vérifier le CD de Windows, puis recommencer.

Quatrième étape

Ajouter manuellement les drivers SATA manquant, et tout autre logiciel et patch intéressant.
La, c’est du copier coller. Il faut mettre les drivers (télécharger) dans le dossier $WIN_NT$.~BT de votre clef nouvellement reconvertie en cd d’installation de Windows. Ainsi, les driver SATA seront installés, ce qui élimine bien des tracas. Après ça, on peut copier ou on veut les drivers du matos, ça peut toujours servir de tout avoir sur un seul et même disque d’installation.

Cinquième étape

Installation de Windows.
C’est parti pour la grande fête. Si ça plante d’emblé, c’est qu’il y a un os, et faut recommencer la procédure. L’installation se lance, il faut s’occuper des partitions. Dans mon cas, 15 Go non formatés (dédiés à linux), et le reste en NTFS formaté normalement. Il faut un peu bidouiller, et prendre son temps. Ya pas de gros risque, le pire qui puisse arriver c’est de lancer une procédure longue qui ne débouche sur rien. Ensuite, continuer l’installation. L’ordi redémarre.

Et la, à chaque coup, il annonce que « hal.dll » manque, ou un truc comme ça. Ce n’est pas un problème de fichier, mais un problème de partition (la dll est là ou elle doit être, la vérité est ailleurs). Il faut donc reprendre la clef sur l’autre ordi, et éditer le Boot.ini (situé à la racine) pour remplacer la ligne :
multi(0)disk(0)rdisk(1)partition(1)\WINDOWS="Second part of XP blabla setup from hd 0 part 1" /FASTDETECT
par :
multi(0)disk(0)rdisk(1)partition(2)\WINDOWS="Second part of XP blabla setup from hd 0 part 1" /FASTDETECT
Après ça, tout se passe pour le mieux.


Si vous trouvez que je ne suis pas très clair, ya d’autres tutos sur le web, notamment celui là : http://www.mncorp.net/NewsTutoriels.php?Id=23
Par ailleurs, je parle là de clef USB, mais vous pouvez faire les mêmes manipulations avec des cartes flash, ou tout périphérique pourvu que votre machine accepte de booter dessus.


Et voilà. Aucune de ces étapes n’est très compliquée, mais elles ne s’inventent pas, et leur agencement est un chemin critique ou chaque étape est une chausse trappe prête à se refermer sur celui qui tente de mener à bien l’installation. La moindre faille oblige à tout reprendre depuis le début. L’informatique est un jeu de patience.
La prochaine fois, je parlerai de mes aventures formidables lors de la résolution du second problème : Faire cohabiter Windows et Linux sur le même disque dur.
____________________

samedi 26 septembre 2009

Ys, Réécriture d'une légende armoricaine

Ys, Réécriture d'une légende armoricaine
Je vous avais promis une note plus longue lorsque mon Mémoire au sujet de la ville d’Ys serait en ligne. C’est chose faite, il est téléchargeable en format Pdf. Mais peut être ne connaissez vous pas l’histoire de la ville d’Ys, dans quel cas je vais vous la conter.


Il y a bien longtemps se dressait dans la baie de Douarnenez la belle et fière cité d’Ys. Construite sous le niveau de la mer, elle narguait les flots, protégée derrière ses digues et ses écluses. Elle avait pour roi un homme juste et bon, connu pour ses conquêtes glorieuses et pour sa piété. On l’appelait Gradlon Meur. Mais si la ville était le joyau du royaume de Cornouaille, le roi chérissait plus encore sa fille unique, la princesse Dahud, aussi belle et redoutable que l’océan auquel elle se donnait chaque soir. C’est grâce à elle que la cité prospérait et embellissait chaque jour d’avantage, car elle commandait à l’océan et au petit peuple.
Mais c’est elle aussi qui, organisant des fêtes toujours plus somptueuse, détournait les habitants des églises, si bien que l’opulence pervertit bientôt la ville. Les gens devinrent méchants, arrogants et cupides à tel point que Saint Corentin, ami et conseiller du roi vint à Ys le mettre en garde contre le courroux divin. Cependant, le roi répugnait à contraindre sa fille, et les habitant n’écoutèrent pas les injonctions de l’homme d’église, aussi, les fêtes et les joutes redoublèrent.
Un beau jour arriva en ville un prince tout de rouge vêtu. Sous sa conduite, les fêtes devinrent terribles et impies, les joutes devinrent sanglantes. Il ravit le cœur de la princesse, et par ruse, s’empara des clefs des digues. Il ouvrit alors les portes de la ville à l’océan déchainé, qui submergea la cité en une nuit de fureur.
Prévenu par l’apparition de Saint Corentin, le roi sella Morvarc’h son cheval enchanté et entreprit de fuir la ville. Tandis qu’il galopait sur les flots, il entendit Dahud qui le suppliait de la sauver, mais dès qu’il la prit en coupe, Morvarc’h commença à s’enfoncer, et bientôt, l’océan menaça de les emporter. Alors, Saint Corentin apparut une fois encore, et dit à Gradlon rejeter sa fille et de la laisser subir le châtiment. Cependant, le roi ne put s’y résoudre. L’homme de Dieu, voyant cela, frappa de sa crosse d’évêque la princesse qui fut engloutie, tandis que Morvarc’h repartait au Gallop vers le rivage.
Il ne reste aujourd’hui que quelques pierres pour témoigner de l’existence de la ville d’Ys. Quelques pierres et une légende. Mais on dit que par temps clair, on peut voir les voutes et les toitures de la ville qui jadis s’élevait fièrement. On dit que parfois, par temps calme, on peut entendre les cloches de la cathédrale d’Ys sonner, car la cité dort sous l’eau, attendant d’être réveillée pour ressurgir. Quand à Dahud, on dit qu’elle s’est changée en sirène et que, parfois, les marins entendent chanter la fille de la mer.
Ma version en vaut une autre, vous pouvez en lire quelques autres ici ; mais souvenez vous que son histoire n’est pas figée, elle est dans le cœur de ceux qui la raconte et la transmettent. Maintenant que vous connaissez l’histoire, peut être vous demandez vous en quoi consiste mon humble travail universitaire ?

Atlantide bretonne pour certains, Sodome armoricaine pour d’autres, ou encore réminiscences du mythe de la Bansíd, la femme de l’autre monde pour les spécialistes des mythes celtiques, la légende de la ville d’Ys a beaucoup évolué au fil des siècles, passant de main en main, chacun tentant de s’approprier la signification de la légende, tirant à soi la couverture, sans jamais véritablement recouvrir ses origines. La submersion de la cité légendaire a inspiré nombre d’œuvres, mystères hagiographiques, récits celtomanes, gwerz et contes folkloriques, ou encore des peintures et pièces de musiques. Les représentations de cette légende sont légion, et varient autant sur le fond que sur la forme.


Ces réécritures passées et à venir, ces couches successives plaçant le récit parfois au cœur de la littérature dans son sens le plus classique, ou au contraire aux frontières de cet art de l’écriture, se faisant tour à tour musique, opéra, tableau ou bande dessinée, se servent de la légende comme d’un catalyseur. Les œuvres qui en résultent sont alors des relectures de cette légende inaltérée au travers de la voix d’un auteur et du tempérament d’une époque ; elles mettent en scène, sous couvert de raconter une légende ancienne, les problématiques contemporaines de la société. Tel auteur y a vu un hymne à la religion et à la nation bretonne, tel autre y voit un moyen de mettre en scène la condition de la femme dans une société androcratique ou encore celle du peuple face au puissant. Le manuscrit devient, par le jeu de son intertextualité et des procédés hypertextuels qui le construisent, une œuvre littéraire à part entière et celui qui le crée, en se gorgeant à la fois de la richesse des hypotextes et de son propre mythe personnel, donne naissance à une nouvelle version. Par ce double acte de création et de transmission, d’écrivant l’auteur devient écrivain, à la fois scripteur et orateur.

***

Voilà, vous savez tout de ce qui a occupé mes trois dernières années. Ce travail s’achève, mais pas ma passion pour les mythes, contes et légendes de Bretagne et d’ailleurs. Car il reste dans mes cartons quelques passages coupés au montage, délaissés ou écartés pour conserver la structure du mémoire. Et si ces textes n’ont pas trouvés leur place dans mon manuscrit, il en trouveront une ici. En attendant, j’espère avoir éveillé votre curiosité pour les villes englouties.

Images : Jacques Lamontagne, Barsto, Luminais, Pascal Moguérou et Lifaen.
____________________

mardi 22 septembre 2009

Soutenance effectuée

Ys
Et voilà, j’ai passé ma soutenance avec succès. Mon Mémoire semble avoir été apprécié, puisque l’on m’a décerné un 16, note que je n’aurais jamais pensé atteindre. La soutenance s’est bien passée, et malgré quelques réserves sur quelques points, j’ai reçu un accueil assez favorable. Je n’ai pas été paralysé par des questions pièges, pas plus que par le stress, donc c’est tout bon. Il ne me reste plus qu’à attendre le papier de la fac attestant de ma réussite au Master II.

Je ferais une note plus étendue quand j’aurais mis mon mémoire en ligne, et je terminerai à l’occasion un chapitre que j’ai écarté de la version finale, mais que je voudrais néanmoins finaliser. En attendant, je vais profiter du plaisir d’avoir terminé un travail important pour moi, et jen profite pour remercier tous ceux qui y ont pris part.
____________________

lundi 21 septembre 2009

Stress

Je soutiens demain mon Mémoire de Master II, alors autant vous dire que je suis dans un état de stress toujours plus avancé au fil des minutes qui passent. Oui, je me suis préparé. Oui, tout devrait bien se passer. Oui, s’il y avait un problème, mon directeur m’en aurait sans doute fait part. Et oui, la plupart de ceux qui ont lu mon travail l’ont trouvé intéressant. Il n’en reste pas moins que cette soutenance va clore sept années passées dans l’UFR des lettres. Ce n’est pas rien, donc cela m’affecte.

knot_by_vidi
Image : vidi
___________________

mercredi 16 septembre 2009

Lionel Tardy (UMP)

Nous avons vu un exemple de député PS qui semble peu soucieux de protéger ses électeurs. Je vous propose maintenant de voir l’inverse : Un député UMP qui ne cache pas quand à lui son hostilité à la loi. Et là, ii ne s’agit pas d’opportunisme ou de démagogie : lui-même patron dans le secteur informatique, il sait quand même un peu de quoi il parle. Et bien il a voté contre, conformément à ses convictions et contre les directives de vote UMP.

Les raisons de son vote son donc idéologiques, techniques et juridiques. Le dossier, il le connait, il a participé à de très nombreuses reprises au débat de l’Hadopi, il a posé de très nombreuses et très pertinentes questions auxquels le gouvernement (que se soit par la bouche de Mme Albanel, de M. Riester, M. Mitterrand ou encore de Mme Alliot-Marie) n’a jamais daigné répondre. En somme, voilà un député qui a fait son boulot et dont les arguments ne sont pas du vent.




Je vous invite à jeter un œil à son Blog, qui est assez intéressant. (Et son lien ou on voit le M. le Ministre de la Culture se vautrer sur l’Hadopi fonctionne)

Image : nosdepute.fr
____________________

Député Jean Michel (PS, sic)

Jean Michel
Au lendemain du vote du volet répressif de l’Hadopi, l’Hadopi 2, je vous fait part de quelques réactions à cette loi, et tout d’abord, celles des pro Hadopi. Il me semble en effet intéressant de décortiquer leurs propos, afin d’en montrer toute l’ineptie.

Je prendrais donc pour exemple le député Jean Michel (PS, sic), qui affirme ainsi :
« J'ai toujours été contre le vol et que des sanctions soient prises contre ceux qui pillent les droits d'auteurs n'est que justice. Il est toute de même inquiétant de voir que dans notre société, il est plus important – liberté fondamentale reconnue par le Conseil Constitutionnel (sic) (pauvre Conseil !) - de pouvoir garder une connexion internet que d'être privé d'eau, d'électricité, coupures pour lesquelles il n'est point besoin de s'adresser au juge. Pauvre société !!!

Je me suis abstenu en première lecture car je considérais et je considère toujours que l'obstruction du Parti Socialiste apparaît déplacée et dérisoire. Il y a autre chose à faire pour s'opposer véritablement à la droite et sur des sujets plus importants.

L'intervention du juge étant maintenant prévue par ordonnance pénale, j'ai décidé d'approuver le texte. »
Source : PC impact

Décortiquons donc :
« J'ai toujours été contre le vol »
Première erreur, le téléchargement illégal est illégal, soit, mais ce n’est pas un vol (c'est-à-dire subtiliser quelque chose à quelqu’un), il s’agit d’une forme de contrefaçon (reproduction du disque), et d'un recel (consécutivement au partage de ladite reproduction), ce qui est très différent techniquement et juridiquement. Il faudrait arrêter d’utiliser des mots pour d’autres. Une foi l’œuvre téléchargée, aucun CD, ni aucun DVD n’a été volé, le manque à gagner est purement théorique d'une part, et fortement controversé, car des études montrent que ceux qui téléchargent sont aussi ceux qui consomment le plus. De plus, il s'agit là (dans l'immense majorité des cas) de contrefaçon à but non lucratif, et dont le cout est nul.

« […] que des sanctions soient prises contre ceux qui pillent les droits d'auteurs n'est que justice. »
Ce qui ne sera pas le cas en fait. La sanction s’abattra sur celui qui n’aura pas « sécurisé » sa connexion. La loi, se basant sur l’adresse IP, ne permet pas d’identifier « ceux qui pillent les droits d’auteurs ». Les procédures techniques permettant de « protéger » l’accès ne sont pas dévoilées, seront obligatoires pour prouver sa bonne foi, et n’ont aucune obligation d’être interopérable. Et je ne parle même pas des failles de sécurités que ces mouchards risquent d’ouvrir.

«Il est toute de même inquiétant de voir que dans notre société, il est plus important – liberté fondamentale reconnue par le Conseil Constitutionnel - de pouvoir garder une connexion internet que d'être privé d'eau, d'électricité, coupures pour lesquelles il n'est point besoin de s'adresser au juge. »
Je passe sur la critique du Conseil Constitutionnel qui à eu l’audace insoutenable de rejeter l’Hadopi1 qui compromettait les libertés fondamentales pour me pencher sur le parallèle à l’eau et à l’électricité. Ceci est une boulette répétée plusieurs fois tout au long des discutions de la loi, et exportée dans les déclarations hors de l’hémicycle. Maître Eolas ayant déjà parlé de cela bien mieux que je ne pourrais le faire, je vous rapporte ses observations faites lors de la remise du prix Busiris à Henri Guaino :
« Comment l'eau et l'electricité arrive-t-elle chez vous ? Seule une personne ayant un jour vécu dans autre chose qu'un appartement de fonction, ce qui disqualifie visiblement M. Guaino, aura la réponse. Par un contrat d'abonnement. Oh ? Comme internet ? Eh ben oui, comme internet.

Que se passe-t-il si on ne paye pas sa facture d'eau ? On vous coupe l'eau. Que se passe-t-il quand on ne paye pas sa facture d'électricité ? On vous coupe l'électricité. Que se passe-t-il quand on ne paye pas sa facture internet ? On vous coupe internet. Admirez la différence de protection. »
Il en découle qu’il n’est pas nécessaire d’aller devant le juge pour couper internet. Pour ce qui est des délits, Maître Eolas dit encore :
« J'ai beau retourner mon journal officiel dans tous les sens, je n'ai pas trouvé de loi prévoyant comme sanction à un comportement illicite la suspension de l'abonnement à l'eau ou à l'électricité. Même pour les coupables de meurtre par noyade ou pire encore ces monstres à sang froid plus proches de la bête que de l'homme qui percent un trou dans leur mur à 8 heures un dimanche. »

Curieux, non ? Il semble que le parallèle à l’électricité et à l’eau ne soit pas heureux que ça en fin de compte…


Mais voyons la suite de ce qu'a a dire monsieur Jean Michel.
« Je me suis abstenu en première lecture car je considérais et je considère toujours que l'obstruction du Parti Socialiste apparaît déplacée et dérisoire. Il y a autre chose à faire pour s'opposer véritablement à la droite et sur des sujets plus importants. »
Ah ? Il est donc déplacé et dérisoire de protéger le citoyen contre les dérives sécuritaristes visant a mettre tout le monde sur écoute, à les priver le plus possible de la défense contradictoire (ordonnance pénale powaa) et à instaurer le principe de présomption de culpabilité (qu’est ce que le délit de « négligence caractérisé » sinon un déni de la présomption d’innocence et un refus du principe comme quoi nul n’est responsable que de son propre fait ?)

« L'intervention du juge étant maintenant prévue par ordonnance pénale, j'ai décidé d'approuver le texte. »
Que le juge intervienne, c’est très bien. Le souci, c’est qu’il le fait à la demande d’une démarche administrative douteuse, sur des preuves douteuses, le tout dans le cadre d’une procédure qui est une exception dans une exception.


Que dire de plus sur cet argumentaire qui montre qu’en dépit de ses opinions (qu’il a parfaitement le droit d’avoir) le dossier n’est, lui, pas maîtrisé le moins du monde par le député. Quand à sa participation au débat parlementaire, elle me rappelle celle de Jack Lang, un autre phénomène qui pour n’avoir jamais essayé de s’informer sur la loi n’en a pas moins trouvé le moyen de l’ouvrir bien grande.
« Pauvre société !!! »
Je ne vous le fait pas dire, M. le député de la 6ème circonscription du Puy-de-Dôme...

image : nosdepute.fr
____________________
« Erreur matérielle mon A, comme disent ceux qui ont un clavier QWERTY. »

____________________