samedi 5 septembre 2009

Morigan au MIDEN

Suite à mon épique inscription que je décrivais avec moult détails et force rebondissements, il me semble approprié de vous esbaudir à propos de ma non moins captivante rentrée au MIDEN, dont les péripéties ne manqueront point, à n'en pas douter, de piquer votre intérêt.


Or donc, je vous narrais tantôt la difficulté qu’il y a à obtenir le « pass campus », symbole de mon appartenance à la corporation estudiantine, mais je ne vous ai encore rien dit de ces stupéfiantes facultés ! Car non contente d’exhiber fièrement mon avenant portrait, ainsi que mon numéro d’étudiant, la nouvelle carte fait également office d’aumônière grâce à une puce moneo (dont je n’ai pas usage), de carte de photocopie et de restaurant universitaire. Mais elle sert aussi, et c’est la fonction qui m’intéresses le plus, de titre de transport se substituant avantageusement au badgeo.


Oui, mais voilà, pour utiliser cette fonction, il faut se rendre à un guichet de la CTS afin d’en faire l’activation, mais aussi pour s’acquitter du prix de l’abonnement associé. Dans mon cas, l’abonnement étudiant. Je décidais donc de profiter de mon jour de rentrée, le 3 septembre, pour me rendre un peu avant 9h à l’Agora des étudiants, où l’on trouve généralement un guichet. Las, celui-ci n’ouvrait qu’à 9h30, or, il me fallait absolument être dans un autre campus à 10h, le temps risquait donc de me manquer.


N’ayant rien de mieux à faire des vingt minutes dont je disposais, je remplissais les fastidieux formulaires nécessaires à l’activation dudit titre, tout en surveillant l’heure, prêt à partir passé ce délai, et guettant de l’œil la venue de la préposée. Elle finit par arriver, et me signala que j’étais là trop tôt. Ma patience fut alors récompensée, car, ayant fini d’organiser son plan de travail, et se trouvant alors probablement désœuvrée, elle se proposa aimablement de s’occuper de mon titre avant même l’ouverture, ce qui me permi d’être dans les temps.





Fièrement muni de ma carte, je me rendais alors à mon lieu d’étude, le campus d’Illkirch, et me rendais au lieu dit, où je retrouvais Mymy avec une certaine satisfaction. Les deux heures qui suivirent furent ni plus ni moins que la présentation de la formation MIDEN, ainsi que la liste nominative du personnel IUT Info-Com à qui nous adresser dans diverses situations.


La pause repas fut l’occasion de constater trois choses. Tout d’abord, que le campus pass (ou inversement, je sais plus) ne fonctionnait pas « encore » comme carte RU. Impossible de la charger, et à fortiori de l’utiliser. Ensuite, que les prix avaient dramatiquement augmenté, et enfin, que la nourriture y était toujours aussi fade.


Le reprise nous réservait une surprise déplaisante : notre promotion était censée être scindée en deux groupes, lesquels étaient censé être prédéterminés et affichés sur le tableau de l’information. Pas le moindre petit morceau, d’affiche ou de panonceau. C’est au débotté que l’on nous départagea, ce qui me mena en cours de SIC (quand on a fait lettres, cette notation est amusante) qui signifie Science de l’Information et de la Communication, et dont le contenu, pour intéressant qu’il soit me semble encore bien vague. Par ailleurs, le professeur nous annonça qu’étant indisponible, le cours du lendemain matin était annulé. Grasse matinée en perspective.


Sic est (c’est ainsi) que se clôtura le premier jour au MIDEN de Morigan.
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vendredi 4 septembre 2009

Pour une mise à jour du copyright



La vidéo parle d’elle-même, si vous avez le temps, regardez la, c’est très instructif.
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jeudi 3 septembre 2009

Morigan à l'IUT

Ayant envoyé la version bêta 5 de mon Mémoire de Master à mon directeur et doyen, j’ai deux minutes pour souffler, et notamment vous faire part, que cela vous plaise ou non, des derniers rebondissements fantabuleux et intéressantesques de mon cursus universitaire.


InfocomMais remontons de quelques jours dans le temps.
Le 31 août, alors que je m’échinais à rédiger une conclusion, (exercice que j’ai toujours trouvé pénible étant donné qu’arrivé à ce stade, j’ai dit tous ce que j’avais à dire et ne trouve guère d’intérêt à le répéter ou à ouvrir la réflexion… bref) Mymy m’a annoncé une grave nouvelle : les inscriptions à l’IUT seraient encore pire qu’à feu l’UMB… Si !


C’est donc avec une certaine appréhension mêlée de résignation que je me présentais le lendemain (et donc le premier septembre pour ceusse qui auraient suivi) dans le hall du campus, afin de déposer les papiers demandés. Curieusement, je trouvais l’ambiance plutôt détendue, presque agréable. Première file d’attente, seconde, troisième, aucun nuage à l’horizon, du moins jusqu'à ce que je m’en aille chercher l’ultime pièce du dossier : la carte étudiant.


Mais voilà, serveur en panne, nouveau système hors service, résultat des courses, je vais alors attendre deux heures dans un couloir (armé fort heureusement d'un bon bouquin amené pour l'occasion) qu’une solution autre que le report de l’acquisition du morceau de plastique se présente. Et elle finit par survenir : la préposée aux cartes étudiant nous informe que ça ne marche toujours pas, mais qu’au campus central, il semble que cela fonctionne, et que nous pouvons donc tenter là bas. Je me dirige donc vers l’ULP, lorgnant l’heure avec appréhension, car, second bonheur, j’avais ambitionné de passer voir mon directeur afin d’obtenir son avis sur les corrections à apporter à mon mémoire. Je me retrouve donc dans un bâtiment devant lequel je suis passé cent fois, mais dont je ne connais rien, à chercher la scolarité.


Je la trouve, et étonnamment, on me confie rapidement l’objet de ma quête, et je me dirige alors vers la sortie, avec la satisfaction d’avoir encore le temps de passer à l’UFR des lettres. Las, j’entends alors de lourds pas derrière moi. C’est l’un des préposés qui court après moi : il n’a pas validé ma carte, celle-ci est donc inutilisable en l'état, il faut refaire la carte. Retour au bureau de la scolarité, pour réimprimer la carte, avec succès cette fois ci.


Résultat, trois heures pour obtenir l'objet, ce qui ne devrait en principe pas prendre plus d’une demi heure en comptant large, mais j’ai ma carte, ainsi que ma carte culture, et j’ai même pu aller voir mon directeur. Finalement, cette inscription fut chaotique, mais n’est pas, et de loin, la pire que la fac m’ait fait endurer.
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dimanche 30 août 2009

Longue vie à Google Books !

Je comptais rédiger aujourd’hui la conclusion de mon mémoire, afin de clore une première version complète, mais voilà, l’inspiration est chose capricieuse.

Google Books LogoJe vais donc rebondir sur la question de la numérisation des œuvres de la BNF par Google, un sujet qui trotte mollement dans l’actualité et sur lequel je compte bien vous dire quel est mon avis. Après tout, j’ai un blog, et il sert à ça.

Si vous n’êtes pas au courant de cette polémique, je vous invite à écouter cette courte mais très instructive chronique de Jérôme Colombain.

google-books
Chronique issue de France info of course


Adonc, le marché, c’est que Google scanne les bouquins, laisse ensuite les livres et l’exemplaire scanné à la BNF, mais s’en garder une copie ainsi que l’exclusivité de l’indexation desdites copies sur le net. Le tout, au frais du géant américain. Cela semble équitable, car ainsi les ouvrages sont numérisés et disponibles, tandis que de son coté, Google rentre dans ses frais en jouissant de sa popularité.


Mais voilà, certains esprits chagrins font remarquer que le géant américain a le défaut d’être un géant en situation de monopole d’une part, et d’être américain d’autre part. Dès lors, le laisser numériser la culture française serait livrer cette culture en pâture au modèle américain. En outre, ce sagouin de Google entend se faire de l’argent sur le dos de la culture française par le biais de la pub. Et enfin, ces fichiers sont certes gratuits, mais pas libres, ainsi Google peut décider à tout moment de monétiser son système.


On ne pourra guère me taxer de faire l’apologie des monopoles, ni du capitalisme barbare et encore mois d’être un pro-américain invétéré. Cependant, avant de crier au loup, je voudrais faire remarquer que pour ma part, je trouve les services rendus par Google en général, et de Google books en particulier sont irréprochables. Les livres sont disponibles, consultables en lignes et téléchargeables gratuitement. Ils sont lisibles, bien présentés, d’un poids raisonnable. Pour moi, modeste étudiant en littérature qui suis en train de terminer mon mémoire, Google books est une bénédiction des dieux. J’ai par le biais de ses services gratuits accès à nombre de livres, et en tant que lettreux, je ne peux souhaiter qu’une seule chose : que d’ici à un avenir proche, TOUS les livres soient disponibles de cette manière.


Quelque soient les réserves idéologiques, nationalistes ou autres que l’on puisse émettre, les services de Google Books en ce qui concerne la numérisation, l’indexation et la diffusion des versions numériques sont tout simplement les meilleurs, les plus performants, les plus pertinents, et ce à des kilomètre devant n’importe lequel de ses concurrent.



Mais je vais tout de même reprendre les critiques qui sont formulées. Tout d’abord, l’argument du vol de la littérature française au français pour la livrer en pâture au modèle américain est juste stupide et digne des discours pro hadopi (oui, nous sommes dans le même débat avec des dinosaures qui n’arrivent pas à se faire à l’idée de la dématérialisation des œuvres, qu’elles soient musicales, cinématographiques, ou ici, littéraires.)
  • Car, premier point, les œuvres ne vont pas bouger de là ou elles sont. Google va juste garder certains droits sur les copies qu’il en aura faites et qu’il aura mises en ligne.
  • Second point qui découle du premier, la BNF est libre de faire ses propres copies numériques si ça lui chante.
  • Troisième point, ça va peut être jeter la culture en pâture au géant américain, mais lui au moins a la délicatesse d’en faire profiter tout le monde, parce que les ouvrages qui sont à la BNF, et bah ils y restent, et finalement, ne profitent pas à grand monde.




Ensuite vient la critique du choix d’une entreprise privée américaine qui, de plus garde des droits sur les copies qu’il diffuse, de sorte qu’il puisse à tout moment décider de verrouiller les contenus.
  • Tout d’abord, premier point, même en faisant le chauvin, je ne vois pas quelle entreprise privée française aurait les reins suffisamment solides pour faire ce que Google s’apprête à faire, avec la même efficacité, et surtout, sans en défalquer le coût sur les usagers. Quand à une la version publique, Gallica, elle est bien gentille, mais on est loin du service Google, tant en ergonomie qu’en qualité des ouvrages, et ne parlons même pas du volume.
  • Deuxièmement, Que Google garde de droits sur ces copies, c’est bien la moindre des choses, puisque Google assumera seul la dépense, contrairement à la numérisation par la BNF qui est payée par tous.
  • Enfin, troisièmement, la question du verrouillage de contenu, et de la monétisation des œuvres française, est effectivement une possibilité, mais dont la probabilité est bien faible : Google gagne de l’argent par les publicités associées à ses pages. L’entreprise à donc tout intérêt à voir le plus de gens possible débouler sur ses sites, quitte à fournir des services onéreux à court terme, et à contrario tout à perdre à les faire fuir en leur demandant de payer. J’ajouterai que les concurrents de Google n’attendent que ce genre de faux pas de la part du géant pour le tacler.



Je finirais par faire remarquer que Jean-Noël Jeanneney, l’ancien président de la Bibliothèque Nationale de France à beau raller, les alternatives sont inexistantes ou négligeables, et que la ligue des opposants à Google, Microsoft, Yahoo et Amazon ne sont ni des entreprises à but non lucratifs, ni connu pour leur humanisme, et ne sont en fait que des concurrents qui ont loupé le coche, et qui voudraient bien faire trébucher un service qui fonctionne trop bien pour eux. Cela ne me réjouis pas de voir Google avoir peu à peu tout l’internet entre ses mains, mais comme pour le moment il n’y a pas lieux de se plaindre de ses services, je préfère une mise à disposition totale des œuvres que le piétinement de bibliothécaires sectaires. En outre, quand bien même Google s'amuserait à vérouiller les oeuvres, il ne faudrait pas bien longtemps pour que les copies circulent librement sur le net.


Il y avait les tablettes d’argiles, il y a eu les papyrus, le parchemin, les moines-copistes, Gutenberg et voici la lecture en ligne... longue vie à la lecture, et longue vie à Google Books.
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dimanche 16 août 2009

Il y a du suppl-ys dans la passion

Je n'ai pas tellement le temps de réfléchir à des post très constructifs étant donné que je suis en train de boucler mon Mémoire de Master II : Ys, Réécritures d'une Légende Armoricaine. Néanmoins, comme Lifaen m'a concocté un nouveau fond d'écran, j'en profite pour vous en faire profiter.

xxxHolic >> Ys

Vous noterez peut être, sinon je vous le dis, que ce n'est pas totalement hors sujet, puisque le logo figurant en plein milieu d'un fond d'écran que j'ai déjà utilisé par ailleurs, n'est autres que le sigle que j'ai commandé à Lifaen pour illustrer la légende. Un "Y" et un "s" fusionnés et cerclés.

Voilà, voilà. Bon, j'ai pas fini de bosser, donc j'y retourne.
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