jeudi 18 décembre 2008

Vous avez deux heures


L’histoire littéraire
contestataire et contestée : auxquels principes de la rhétorique s’oppose t’elle précisément pour se constituer ? Quels principes contestera à son tour la Nouvelle Critique dans les méthodes de l’histoire littéraire ?
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lundi 8 décembre 2008

White Town - Your Woman

Ça fait un moment que je n’ai pas fait de post musical, mais je vais aujourd’hui vous faire remonter un peu dans le temps. En 1997. Pourquoi ? Et bien pour moi comme pour vous j’imagine, il y a des musiques qui marquent. C’est le cas pour Your Woman de White Town, sorti en 1997 et qui passait alors sur toutes les ondes. Cette musique dont je n’avais pas oublié une note, j’en avais pourtant oublié le titre ainsi que le nom de son auteur, et c’est tout à fait par hasard, alors que je buvais une bière en compagnie de Sandro au Bartholdi que j’ai pu voir le clip, et donc noter la référence.


Cet ovni créé par Jyoti Mishra, unique membre de son groupe est rapidement devenu un tube détonant dans le paysage musical de 1997. Il y a plusieurs reprises de moindre qualité de ce titre (vous pouvez aller faire un tour sur Deezer) par contre, le sample employé dans Your Woman provient de My woman, mélodie créée en 1932 par Lew Stone & Al Bowlly, d’où peut être le style daté du clip.


Voilà, bonne écoute les gens.
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mardi 2 décembre 2008

Nous vivons aujourd’hui dans un pays magnifique...

Ce qui s’est passé le 17 novembre commence à peine à se faire entendre, mais cela m’avait déjà scandalisé quand j’en avais entendu parler lors de l’émission Là bas si j’y suis (dernier espace de vérité dans le paysage médiatique ce me semble) du 18 novembre : le comportement inadmissible de flics dans un établissement scolaire. On en parle aujourd’hui, mais combien d’établissements ont été visités par ces gens qui loin de se présenter en défenseur du citoyens ne sont que des brutes protégées derrière le bouclier froid de la loi.

Opération antidrogue
En lire plus dans le libé, le nouvel Obs, La Dépèche ou encore Rue89. Et puis une vidéo.

Mais que dire quand toute une frange de la population bêlante tondue et contente se prononce pour cette ordre qu’on nous impose ? Et je ne parle pas là des autres, j’en ai une bonne proportion dans ma propre famille, de ces gens qui ne se rendront compte de ce qui se passe que le jour ou le gendarme s’en prendra a eux ou à leur famille, et ou il ne trouveront plus personne pour les défendre. Alors à quand les tasers dans les garderies pour corriger dès le plus jeune age les comportements à risques ?

Nous savions ce qui se passerait si l’autre fumier était élu. On nous disait que l’on exagérait, on nous disait qu’on allait trop loin dans les comparaisons peu flatteuses avec un autre despote de petite taille, mais aujourd’hui, je trouve qu’il devient difficile de ne pas gagner de point Godwin en parlant de chacun des actes de notre gouvernement.

Education

LaicitéFaire venir les flics stupides dans les établissements d’éducation n’est pas la seule ineptie du gouvernement, puisqu’ils veulent par ailleurs privatiser l’éducation (n’écarquillez pas les yeux comme ça, c’est véridique) et qu’ils proclament des choses anti républicaines comme « Dans la transmission des valeurs et de l'apprentissage entre le bien et le mal, jamais l'instituteur ne pourra remplacer le curé ou le pasteur. »

On a entendu des gens furieux que les profs se mettent en grève, mais savent ils bien ces gens là que ce coup ci les profs ne manifestent pas pour eux, des profs il en faudra toujours un minimum (du moins je l’espère,) mais pour défendre le droit à l’éducation gratuite pour tous ?

Santé

MEDIVERIFJe n’épiloguerais pas sur la décision bien rétrograde consistant à refuser de légaliser l’euthanasie, avec un gouvernement con-servateur comme le notre, on ne pouvait rien espérer d’autre. Mais il faut remarquer par ailleurs que l’on privatise aussi la santé. La santé doit devenir rentable, ce qui est une ineptie. Veut-on un système de santé à l’américaine où si tu n’as pas de fric tu es bon pour crever dans des conditions déplorables ? Notre système de couverture santé est exemplaire et doit le rester, mais pour cela, il faut y mettre le prix sans attendre de rentabilité. Une chose que la haute finance n’est sans doute pas en mesure de comprendre. Et que dire de confier les décisions médicales des hôpitaux psychiatriques aux préfets ? Quelle légitimité un politicien a t’il pour juger ce genre de choses ? De combien de siècles en arrières devons nous reculer ?

Code du travail

Du travail le dimanche « volontaire » au travail jusqu’à 70 ans, en passant par la culpabilisation systématique des travailleurs soupçonnés d’absentéisme en cas de souci médical (Bonjour, c’est pour un contrôle médical), le MEDEF n’aura sans doute jamais eu autant de raison d’être satisfait en si peu de temps. Et puis les grèves vous avez remarqué comment on tente de dénigrer, de grignoter et d’amputer le droit de grève ? N’est ce pas un bel indicateur ? Notre Omni cède à tous les lobbys, et ne recule devant rien pour aider les grands patrons. Loué soit l’omni. Et vue le peu de réactivité des dinosaures de gauches, on en est réduit à compter sur les conservateur de l’UMP qui ont encore pour certain le respect pour les valeurs républicaines pour faire obstacle à leurs confrères libéraux.

La destruction des entreprises est partout, le plan de renflouement des banques ne les a en rien incité à permettre des crédits qui font aujourd’hui défaut a de très nombreuses entreprises de petite tailles qui sont soit menacée soit en faillite. La fonction publique n’est pas mieux de son côté, puisque les réformes qui passent les unes après les autres rognent la sécurité de l’emploi qui y était assujetti et qui justifiait le salaire réduit qui allait avec. Mais si la sécurité de l’emploi n’est plus garantie, les salaires, eux, n’ont pas bougé.

Recherche

Nouveau logo CNRS ... Pour le coup, c’est un point qui passe totalement inaperçu. Personne n’en parle dans la presse, personne ne semble s’en soucier, et pourtant, malgré les belles paroles de l’omni qui affirme donner la priorité (sic) à la recherche, c’est de la moitié de la recherche française que notre gouvernement tente de se débarrasser. La moitié. Quand à l’autre, elle devra filer doux, et faire le beau devant les directives gouvernementales ou mourir.

La faute à qui ? À une publicité mensongère et répétée affirmant que :
  • La recherche française n’est pas rentable, ce qui n’est pas vérifiable directement car la recherche fondamentale provoque de nombreuses retombées de manière indirecte, mais pour le savoir, il faut avoir une culture qui fait défaut à l’omni.
  • La recherche française ne publie pas assez, notamment dans des revues prestigieuses, ce qui est vrais, mais qu’il faut nuancer car la recherche militaire, part importante de la recherche française n’a pas vocation à être publiée d’une part, et que d’autre part les revues prestigieuses en question sont américaines et ont l’habitude de citer en majorité les avalanches de productions américaines et anglo-saxonne au détriment de toute autres.
  • La recherche française est une « usine à gaz » qui produit peu en comparaison de ce qu’on lui donne, ce qui est faux, car vu le peu qu’elle reçoit, la France parvient à se maintenir à un niveau élevé. Mais si on ne lui donne rien, elle ne peut pas non plus faire des miracles.
  • La recherche française devrait se faire financer plus par les entreprises, et moins par l’état, selon l’idée très largement répandue que les entreprises américaines finance largement la recherche. Il n’en est rien, alors pourquoi devrait-il en être ainsi en France ?

Internet

Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais d’Hadopi, du Dadvsi, et autres formes de contrôle du dernier espace libre. Et bien le gouvernement qui à réussi à faire repousser l’amendement 138 contre tout principe démocratique (mais il est vrais qu’après le passage en force du traité de Lisbonne, la démocratie n’est qu’un vain mot), va plus loin : il veut imposer le filtrage des sites suspect par les FAI qui auraient l’obligation de bloquer (en plus de surveiller les internautes) sous peine d’écoper d’un nombre probablement imaginatif d’amandes. La mesure doit bien plaire à Frédéric Lefebvre, qui trouve probablement Hadopi trop souple, lui qui a proposé de très innovantes manières de dépister les jeunes délinquants, ce qui s’inscrit dans une même ligne puisque la grande majorité des fichiers partagés sont le fait de jeunes voyous… La Chine semblera bientôt un vrai havre de paix et de liberté si ça continue.

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Voilà, je suis chaque jour plus dégouté par ce pays de débiles qui a élu contre toute évidence le pire candidat qu’il puisse élire. Je dis bien le pire car le front national n’aurait probablement pas réussi à causer autant de dégâts en si peu de temps. Je pense à ces ouvriers qui ont voté Sarko et qui se retrouvent au chômage. Bien fait. Et aux petits patrons étranglés par leurs banques qui ont fait de même. Bien fait. Et à tous ceux qui l’ont élu et s’en mordent les doigts parce qu’ils ont voté sans faire usage de leurs cerveaux, je ne vous remercie pas pour le magnifique cadeau que vous nous avez fait, et je vous adresse tout mon mépris. Nous vivons aujourd’hui dans un pays magnifique.
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dimanche 16 novembre 2008

Hellboy 2

J’étais passé totalement à coté du premier opus que j’ai découvert bien après sa sortie dvd, alors que je cherchais quels autres films avait réalisé Guillermo del Toro. Sachant qu’il a déjà produit Blade II, Le Labyrinthe du Faune dont j’ai déjà parlé, Hellboy premier du nom, et qu’il va s’attaquer à Bilbo le Hobit prévu pour 2011, je comptais bien ne pas manquer Hellboy II – Les Légions d’Or Maudites.
Hellboy IIAprès qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy.

Avec ses partenaires du Bureau de Recherche et de Défense Paranormal (B.P.R.D.), sa petite amie pyrokinésique Liz, l'aquatique et empathique Abe Sapien et le mystique protoplasmique Johann, le B.P.R.D voyagera entre notre monde et celui où voguent les créatures que ne peuvent pas voir les humains, où les créatures du monde fantastique sont devenues réelles. Hellboy, créature appartenant aux deux mondes qui n'est accepté dans aucun, devra choisir entre la vie qu'il connaît et une destinée incertaine qui l'attend.
Allociné
AngeAutant le dire tout de suite, ce film est une pure merveille. C’est avec beaucoup de plaisir que l’on retrouve la créature rouge, toujours aussi intenable, et toute sa bande de freaks divers. Graphiquement, le film en jette, avec des tas d’effet spéciaux judicieusement utilisés, le tout dans l’esthétique très reconnaissable de Guillermo del Toro.

Les membres du petit peuple sont plein de vie, magnifiquement annimés et représentés, on oublie totalement les déguisements et les effets car ils semblent tout à fait réels, un vrai plaisir pour les yeux. On passe par toutes les catégories d’êtres surnaturels, des trolls, des gobelins, des fées, des golems, un demi-golem, un démon, et quelques autres créatures tirées du bestiaire varié du merveilleux. Et que dire des elfes ! On est loin de la représentation à la Tolkien du « beau peuple », et pourtant, quelle grâce !

L’histoire vous emporte naturellement du conte de fée à l’ultime confrontation sans jamais la moindre longueur et sans scènes inutiles, parsemée de personnages attachants. Attachant, et souvent drôles, avec beaucoup d’humour, beaucoup de poésie, beaucoup de merveilleux. L’action est quand à elle menée tambour battant, avec des combats toujours aussi spectaculaires, et la débauche habituelle d’effet spéciaux qui ponctue la plupart des blockbusters actuels.

La cour des elfes
Les temps modernes sont durs pour le petit peuple.

Le Prince Nuada est joué par Luke Goss, qui interprétait déjà Jared Nomak dans Blade II, et qui est fabuleux ici, dans son rôle de « méchant » de l’histoire. Méchant entre guillemets comme dans Blade II d’ailleurs car s’il s’oppose à Hellboy, c’est pour d’excellentes raisons, et non par manichéisme belliciste primaire. Deux points de vue s’affrontent, deux mondes, celui du petit peuple qui disparaît peu à peu, et celui des hommes, toujours plus envahissants. Et au milieu, un prince qui n’accepte pas le déclin des elfes.

Le Prince Nuada
+2 en Dexterité, +2 en Intelligence, +2 en Charisme ...

Voilà, très bon film donc, que je recommande à tout le monde (sauf si vous n’aimez pas les films pas réalistes), vous passerez un excellent moment de cinéma.
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vendredi 14 novembre 2008

Peine max pour Max Payne

J'avais pourtant lu les critiques de la presse, ainsi que celles des spectateurs... mais la curiosité l'a emporté, et je suis allé voir l'adaptation de ce jeu célèbre que j'avais idolatré à sa sortie en 2001. Je suis déçu.
Max Payne est un flic déterminé à retrouver ceux qui ont brutalement assassiné sa famille et son partenaire. Obsédé par sa quête de vengeance, il laisse son enquête l'entrainer dans un voyage cauchemardesque dans les bas-fonds de l'underground new-yorkais. Tandis que le mystère s'épaissit, Max va devoir affronter de puissants ennemis mais aussi ses propres démons.

Allociné
Une adaptation de jeu vidéo, c’est toujours dangereux. Celui qui pond l’adaptation est sous les feux croisés de ceux qui veulent voir un bon film et ceux qui veulent voir une bonne adaptation.

Concernant Max Payne, il ne satisfait ni les uns ni les autres. Pourtant, il y avait de la matière !

Graphiquement, le film est parfaitement dans le ton, les scènes ressemblent aux pages de scénarimages qui ponctuent le jeu. De nombreux éléments du jeu sont introduits dans le film, certains clairement affichés, d’autres plus discrets (le tag Valkyr un peu partout), et quelques personnages du jeu sont bien là (Jim Bravura, BB, Michèle, Alex, Mona, etc…) Les quelques idées nouvelles, telles que la visualisation des Valkyries sont bonnes, et en mettent plein la vue.

La valkyr donne des hallus pultôt sympa, mais cela ne suffit pas.

Mais là ou ça pèche, c’est que Max Payne était un jeu violent, très noir, mais avec un scénario assez long. Ici, non seulement le scénario de Beau Thorne (qui au passage ne respecte pas grand chose du scénario original) a la finesse et la subtilité d’un trente huit tonnes faisant irruption dans un magasin de porcelaine, mais le cynisme noir qui court tout au long du jeu est totalement inexistant dans le film. Pas la moindre boutade désinvolte d’humour très noir de la part de Max, pas plus de deux passages en Bullet time, pas de gavage massif aux antalgiques, BB est insipide et complètement hors de son rôle original, Vladimir n’est pas là, Alfred Woden non plus. bref, amputé du scénario, de l’action, et de quelques uns des protagonistes les plus importants, comment le film peut-il s’en tirer ? Je me dois d’ajouter également que du thème musical de Max Payne pas une note.

Lupino, joyeusement dérangé ne sort pourtant pas du lot.

Alors au final, les quelques bonnes idées sont noyées sous la lenteur et la lourdeur d’un scénario décousu, bien peu intéressant et qui pour finir tombe à plat, ne séduisant pas ceux qui ne connaissaient pas le jeu tout en se mettant a dos les fans. C’est bien dommage, Max Payne méritait mieux, et vu les effets visuels ainsi que le casting, c’est du gâchis.
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