lundi 28 avril 2008

Die Walküre

Après un premier Das Rheingold l’année dernière, c’est au tour de Die Walküre de passer à l’Opéra du Rhin, deuxième volet de cette tétralogie, ou première journée de la trilogie (l’Or du Rhin est le prologue) Et une fois encore la musique et le jeu nous emmène dans la magie de la mythologie nordique. La mise en scène de David Mcvicar n’a rien perdu de son efficacité, l’originalité et la surprise sont au rendez vous, mais toujours pour le plaisir des yeux.


La Walkyrie Brünnhilde a désobéi à son père, le dieu Wotan : elle a voulu soustraire à sa justice le guerrier Siegmund, frère et amant de Sieglinde. Cédant aux exigences de son épouse, l'inflexible Fricka, Wotan fait tuer Siegmund par Hunding, le mari de Sieglinde, et punit sa fille rebelle. Brünnhilde, déchue de sa condition divine, devient une simple mortelle. Exilée du Walhalla, endormie à l'abri d'un cercle de feu tracé par son père, elle ne s'éveillera qu'à l'appel d'un héros pur et inaccessible à la peur. Cet homme sera Siegfried, le fils de Siegmund et Sieglinde.

Un grand moment en définitif, et pourtant je n’ai pas été convaincu tout de suite. Certes, la musique était sublime, mais le jeu de Sigmund et Siglinde ne m’ont pas du tout convaincu. On hésite entre un choix chorégraphique donnant au couple une lourdeur toute humaine en comparaison des divinités qui les entoure, une sauvagerie due à une ascendance fougueuse, ou un jeu tout simplement inadapté. Mais l’impression de malaise ne subsiste pas longtemps, et l’entrée étonnante d’un Hunding grimé en samouraï étonne sans pourtant choquer. Le deuxième acte achève de convaincre, avec les prestations magnifiques des dieux et de Brunhilde, tant au niveau du jeu que du chant, tenant le publique sous le charme jusqu’à la fin.

Die Walküre

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Crédit photographique : Alain Kaiser
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1 commentaire:

Cramtoks a dit…

Bon article.